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Sauvage
dimanche, mars 21, 2004
 
La réingénierie
Le choix de l’emploi de ce terme n’est pas tout à fait innocent. Il fait appel à une supposée démarche scientifique et neutre, alors qu’en fait il sert des intérêts précis : soit de profiter au maximum de la richesse abstraite des travailleurs en amalgamant la technique japonaise aux dernières manipulations américaines.

Les premières grandes entreprises à avoir utilisé le proccédé voulaient sortir leurs investissements de secteurs en déclin aux niveaux de la rentabilité, afin de profiter des nouvelles opportunités reliées aux améliorations technologiques et à l’économie du savoir.

La technique est d’une banalité consommée. Il suffit d’examiner toutes les charges d’une entreprise, d’y vérifier le taux de profit, ou, son rendement, d’éliminer les postes les plus faibles, et de rediriger ses sommes économisées vers des créneaux vendeurs, dans lesquelles le retour sur investissement sera exceptionnel dans les prochaines années.

Il faut noter que les médias ne sont pas en reste, car il utilise depuis belle lurette cette technique qui c’est accentuée à partir de la déréglementation dans ce secteur.

« (…)la réingénierie insiste longuement sur les nouvelles technologies de l'information et des communications (NTIC) pour reconfigurer les modes de fonctionnement de l'organisation. Sa mise en oeuvre repose sur les chargés de cas, les équipes de cas, les compressions verticale et horizontale, la gestion participative, le réapprovisionnement continu, le regroupement de plusieurs postes en un seul, le partage du pouvoir décisionnel avec les salariés, les processus à versions multiples, la réduction des vérificateurs et des contrôles et, enfin, le fonctionnement hybride, c'est-à-dire à la fois centralisé et décentralisé.

Elle insiste aussi sur la responsabilité et l'autonomie des employés, sur le travail multidimensionnel ainsi que sur la formation et le perfectionnement des employés. La rémunération des employés n'est plus liée à la performance mais à l'aptitude, les gestionnaires cessent d'être des superviseurs pour devenir des animateurs, des coaches et des mentors, les niveaux hiérarchiques doivent diminuer et l'organigramme s'aplatir et, encore et surtout, les hauts dirigeants passent du statut d'arbitre à celui de leader.


 
Jetons et polluons
Lorsque l’on constate, qu’après une décennie de sensibilisation à l’importance du recyclage, non pas tant pour éviter de jeter ce qui pourrait avoir une seconde vie, mais bien davantage pour instaurer des habitudes saines de gestion des divers palliers énergétiques, lorsque l’on apprend, dis-je, que la participation et l’effort n’est, à tout le moins, que marginale et décevante, on ce demande qu’elle extraordinaire catastrophe fera enfin la différence, et servira de catalyseur, afin qu’un peu d’esprit reviennent irriguer ce corps collectif humain exangue.

« L'administration Bush a décidé de rendre moins contraignante la loi sur la pollution de l'air afin d'améliorer l'alimentation en énergie des Etats-Unis. Cette décision a été vivement critiquée par les défenseurs de l'environnement.

L'Agence fédérale pour la protection de l'environnement (EPA) a décidé de permettre à quelque 17 000 centrales électriques, raffineries et usines fonctionnant au charbon de se moderniser sans être obligées de s'équiper des nouveaux systèmes de contrôle de la pollution estimés trop coûteux.

La décision de l'EPA intervient près de deux semaines après la gigantesque panne d'électricité qui a plongé dans le noir une partie du nord-est de l'Amérique du nord révélant la vétusté du réseau.

«Les pollueurs vont pouvoir remplacer des parties énormes de leurs usines sans installer la technologie moderne aisément disponible pour limiter la suie et la pollution atmosphérique», a regretté Carl Pope, dirigeant de l'association écologiste Sierra Club.

«Cela va conduire à plus de risques d'asthme pour la population, plus de pluies acides et autres pollutions toxiques», a-t-il ajouté.

Et on en rajoute que, comme si l’avenir n’était pas assez sombre : « Tout ceci rentre dans une logique capitaliste. Plus de pollution dans l’aire égale plus de maladie respiratoire et autre, donc plus de médicament à vendre donc plus de rentrée d’argent pour les grandes firmes pharmaceutiques. »



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