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Sauvage
mardi, mai 27, 2003
 
Le Sionisme

Le drame qu’ont vécues les populations juives, en Allemagne, était de nature xénophobe et raciste. Xénophobe puisque que les Gitans et tous les autres peuples non apparentés aux Deutch (Germains), ceux des Républiques Soviétiques actuelles, dans lesquelles les Allemands ont pénétrés, dans le front vers l’Est, étaient eux aussi menacé, à terme, d’exécution ethnique.

Donc la peur, mais surtout la haine de l’Autre.

Dans leur délir de pureté, Israel reproduit le même schéma. Tout ce qui n’est pas Judéo-chrétiens est impur, et ils ne doivent surtout pas avoir une relation de promiscuité avec eux.

Ce qui nous trouble dans ce genre de situation, c’est que nous devenons nombreux à devenir des impurs. Et que c’est dangereux de reproduire la dualité pure/impur.

Une des raisons qui expliquerait le refus de l’existence de l’Islam par les Irsaeliens me semble être le fait de leur trop grande ressemblance. Lorsque l’on rencontre quelqu’un qui possède exactement les mêmes défauts que soi-même, on a la réaction de le prendre au collet et de lui reproché tous ses défauts, sans voir que ce sont surtout les Nôtres.

«Depuis 1919 et l'attribution à la Grande Bretagne d'un Mandat sur la Palestine, depuis 1947 surtout, date où l'ONU y créa deux États, l'un "juif", l'autre "arabe", cette région est le théâtre d'un état de guerre permanent. Quatre guerres meurtrières se sont déclenchées et ont entraîné le déplacement de centaines de milliers de personnes, tandis que se sont perpétrés chaque jour des crimes et des exactions multiples et que se sont abattus des malheurs de toutes sortes.

Aveuglés par une information incessante qui, depuis plus d'un demi-siècle, fausse toute perspective et gêne la vision, la plupart des commentateurs n'ont manifestement saisi ni les sources profondes, ni le sens de l'affrontement en cours.

Pourtant, un tel conflit avec son intensité dramatiquement croissante avait été prédit par une partie notable et éminente de la communauté juive qui, dès le début du XXe siècle, dénonçait avec force, comme source de désastres futurs, l'émergence en son sein de l'idéologie sioniste. Bien que devenus moins nombreux depuis la création de l'État d'Israël, ces prophètes juifs n'ont cependant jamais cessé de « crier dans le désert » et de désigner le sionisme comme le fondement de la violence sans cesse renaissante dans ce que fut la Palestine.

Aujourd’hui, on peut affirmer qu’une idéologie dénoncée pendant longtemps par une partie notable et éminente de la communauté juive d’où elle a émergé et portant en elle tous les germes d'une future tragédie est largement méconnue : l'idéologie sioniste à la fois doctrine théorique et système politique redoutable. Basée sur le mythe de la Terre promise à un Peuple élu par Yahvé, le dieu des Hébreux, elle s'est développée depuis la fin du XIXe siècle et a obtenu en 1947 des Nations Unies alors subjuguées un État, Israël. Génératrice de plusieurs guerres meurtrières, massacres, expulsions, expropriations, humiliations, actes de torture, prises d'otages, meurtres d'État au bénéfice d’une colonisation impitoyable à laquelle répond un terrorisme réactionnel dont l'horreur tend à voiler dans les esprits les vraies origines, responsable d'un nettoyage ethnique caractérisé et d'une ségrégation de type « apartheid », cette idéologie, si elle n'est combattue vigoureusement, ne peut pas ne pas aboutir à un désastre à la fois pour le peuple juif qui l'a nourrie en son sein et pour bien d’autres populations.

Face à la situation chaotique provoquée malencontreusement par les Nations Unies en 1947, face à un état de guerre permanent de plus de cinquante ans et dont la fin ne peut être que très lointaine et potentiellement dramatique, que peut-on faire et espérer ? Mon but, en tout cas, est de réunir dans ce travail les données essentielles d’ordre historique qu’il convient d’avoir à l’esprit et de faire apparaître les éléments du judaïsme à la base de cette idéologie sans méconnaître ce que cette tradition religieuse a apporté à la civilisation. Car, comme le furent en leur temps au nom de la Vérité, les Croisades, l’Inquisition ou les guerres de religions pour le catholicisme, comme l'est l'islamisme pour l'Islam depuis quelques dizaines d'années, le sionisme - au nom d’une donnée qui n’est plus la Vérité mais la « Race » - est un fruit amer du judaïsme. Sans méconnaître non plus que la création de l'État d'Israël - pour fautive qu'elle fut - en succédant à un génocide caractérisé n'a pas obéi qu'à des motifs impurs. Ce texte veut être essentiellement une étude de l'idéologie sioniste, au vu certes de ses manifestations sur le terrain, mais aussi et surtout de ses sources judaïques généralement ignorées par les auteurs et commentateurs. Sans leur connaissance, pourtant, tout discours est profondément déficient.»

À Washington, il y eut une rencontre entre les diverses tenants pro-sioniste. Comme d’habitude, dans ce genre d’organisation, une seule vision du problème est exposée, au détriment de la réalité historique et de ceux que l’on appelle les sans-voix, ceux qui n’ont aucune possibilité d’être représentés.

«À l'extérieur du Hilton, l'association Debout pour Israel (Stand for Israel) avait organisé une manifestation de pasteurs protestants en soutien à l'AIPAC. Diverses associations de « chrétiens sionistes », essentiellement des Baptistes du Sud, y participaient, ainsi que des cadres de l'Église de l'Unification du révérend Moon. À l'issue du Congrès, Debout pour Israel a organisé un gala, au cours duquel ont été remis les prix « Amis d'Israël » à Tom DeLay (président du groupe parlementaire républicain à la Chambre) et Tom Lantos (sénateur démocrate de Californie). Ils ont été chaudement félicités par leurs amis présents : Ariel Sharon et Benjamin Netanyahu, Elliott Abrams, Paul Wolfowitz et Rudolph Giuliani. En recevant ce prix, Tom DeLay a rappelé que pour les chrétiens comme lui, la Bible, lorsqu'elle parle d'Israël, désigne l'État d'Israël et que, dès lors, leur soutien personnel à cet État est un acte de foi qui ne souffre AUCUN COMPROMIS. L'Attorney general John Aschroft a dirigé la prière aux côtés du rabbin Yechiel Eckstein et du télévangéliste Jerry Falwell.

En se référant tous à la Bible, les participants ont eu l'impression de communier dans la même religiosité. Cependant, la plupart des chrétiens sionistes estiment qu'à la bataille d'Armagedon, les juifs devront reconnaître Jésus comme Christ ou être précipités aux enfers. De leur côté, les juifs sionistes considèrent que cette divergence de vue ne s'exprimera qu'à la fin des temps et que, pour le moment, tout soutien pour Israël est bon à prendre. Les stratèges du « clash des civilisations », quant à eux, se satisfont pleinement de cette confusion intellectuelle pourvu que se constitue une alliance contre le monde musulman.»

Vous penserez comme nous, qui avons la Vérité révélée, sinon la mort et l’enfer...

lundi, mai 26, 2003
 
Les mensonges courent les rues du village global.

Même les gens importants, et qui ont la possibilité de tempérer l’attitude unilatéraliste américaine, même une personne comme Colin Powell perd beaucoup de sa crédibilté lorsque l’on observe ses implications dans l’entreprise de sape des mécanismes qui permettent à la démocratie de bien fonctionner.

«Fin des années 90, à l'initiative du général Colin Powell devenu administrateur d'AOL (America Online) (quoi???), un processus complexe de fusions-acquisitions permet de créer le géant de la communication AOL-Time-Warner.»

Ils détestent tous la démocratie à ce point !

«Ainsi, Dick Cheney, cherchant à démontrer que l'Irak n'avait pas envahi le Koweït pour rétablir ses frontières initiales, mais par volonté expansionniste, affirma que Saddam Hussein prévoyant des conquêtes futures s'était doté de la « quatrième armée du monde » (après les USA, l'URSS et le Royaume-Uni).

Il peut paraître risqué pour un responsable politique de prononcer une déclaration aussi stupide. Certes, pendant la guerre qu'il entreprit contre l'Iran, l'Irak consacra l'essentiel de son énergie à son budget militaire jusqu'à ce qu'il devienne le 9e du monde. Mais le pays était sorti exsangue d'une décennie de combats atrocement meurtriers, sans avoir pu vaincre. Il n'était qu'un État du tiers-monde équipé d'une noria de blindés obsolètes, recyclés des rebus des armées occidentales.

Il ne s'agit pas ici d'un mensonge repris sans vérification, mais d'une absurdité répétée comme une évidence car la surestimation de l'Irak est indispensable à la qualité du spectacle. Cette affaire ne nous renvoie pas à l'impossibilité structurelle du travail journalistique dans le cadre de l'information continue, mais à la force de la communion globale. Jadis, la cité entière se retrouvait au théâtre pour communier dans la tragédie. Aujourd'hui, contester le spectacle CNN, c'est s'exclure du « village global ». La Vérité n'est plus discernée par la Raison, mais déterminée par une stratégie grégaire.

Al-Jazeera, propriété de l'émir du Qatar, a échappé à ceux qui l'ont créée. Sa destruction est donc devenue une obsession du Pentagone. Pendant la bataille d'Afghanistan, son bureau a été bombardé à Kaboul. Pendant la bataille d'Irak, son bureau a été bombardé à Bagdad. Le directeur local ayant survécu a trouvé refuge dans le bureau d'Abu Dhabi TV, qui a été immédiatement bombardé. Échappant à nouveau à la mort, il s'est réfugié à l'hôtel Palestine où résidaient la plupart des correspondants étrangers. Un blindé US a alors tiré sur l'hôtel. Simultanément, le site Internet en langue anglaise d'Al-Jazeera a été attaqué et détruit.

En octobre 2001, une semaine après l'attaque de l'Afghanistan, alors que l'opinion publique états-unienne commençait à montrer des signes de fatigue, cinq lettres piégées à l'anthrax firent cinq victimes. De nombreux indices, révélés par les enquêteurs à la presse, permirent de construire un faisceau de présomption montrant que les lettres piégées avaient été fabriquées à l'avance par les terroristes du 11 septembre. Provoquant la panique générale, le président Bush déclara à la télévision sur un ton grave qu'il n'était pas personnellement contaminé. Le secrétaire à la défense, Donald Rumsfeld, ordonna l'achat massif d'urgence de divers antidotes et vaccins principalement fabriqués par les laboratoires pharmaceutiques dont il avait été le patron.

Puis, plus rien. Il s'avéra bientôt que les souches d'anthrax provenaient d'un laboratoire de l'armée US et que de nombreuses lettres de ce type avaient été envoyées avant le 11 septembre par une organisation d'extrême droite états-unienne à des médecins pratiquant des avortements.»


dimanche, mai 25, 2003
 
Dégazage ou déballastage ?

Il y des gens, aujourd’hui, qui affirment que les conditions environnementales et la pollution serait en nettes améliorations. Ils utilisent, pour le prouver, des secteurs particuliers, dans laquelle la production était peu modernisée dans le passé, et ainsi ils démontrent, preuve à l’appuis, que la modernisation à réduit les déchets et les rejets. Si l’on observe uniquement les secteurs qui se sont nettement améliorés, il est certain que les résultats de l’analyse seront positifs, mais quand est-il de l’augmentation des transports des marchandises, qu’a provoquée la mondialisation ?

Dans ces cas précis, dont le transport maritime, les résultats sont bien loin d’être concluants et positifs.

«En tournant, un moteur de bateau utilise un fioul de mauvaise qualité dont la combustion produit des résidus. Mélangés à l'huile de vidange, ces déchets sont illégalement largués à la mer alors que la loi oblige normalement les navires à les stocker puis à les décharger une fois arrivés au port. Cette pratique, autorisée à très faible dose dans l'Atlantique, est formellement interdite en Méditerrannée, où elle est pourtant monnaie courante.

La Méditerannée est-elle souvent touchée ?

Selon une étude de l'association écologiste WWF, la Méditerannée reçoit chaque année 1,5 millions de tonnes d'hydrocarbures (dont 1 million pour les seuls dégazages), soit l'équivalent de vingt fois la cargaison du Prestige, soit plus de 100 000 relarguages par an.

Les pollueurs des mers sont-ils poursuivis ?

En 2002, 210 incidents ont été constatés au large des côtes françaises, dont seulement 13 dans les eaux territoriales françaises en Méditerrannée (jusqu'à 22 km du littoral). «Seuls 9 PV ont été dressés, dont un seul transmi au tribunal», explique-t-on dans l'entourage de Tokia Saïfi, secrétaire d'Etat au Développement durable. «Les commandants de bateaux arraisonnés sont souvent étrangers. Ils contestent, s'appuient sur le maquis de textes internationaux. En face, les magistrats, pas spécialisés, ont bien du mal. Bref, les poursuites judiciaires se terminent généralement en eau de boudin. C'est le règne absolu de l'impunité.» De toute façon, même si les avions des douanes patrouillent quotidiennement, établir un flagrant-délit relève de l'exploit: les navires choisissent généralement la nuit et les zones de fort courant pour dégazer, puis disparaître en toute tranquillité.»

samedi, mai 24, 2003
 
La perturbation de la chaîne alimentaire, et une des causes de la disparition de certaines espèces de poissons.

Qu’arrive-t-il lorsque qu’une partie des ecpèces de poissons prédatrices diminue ?

«Tuez les renards, et vous aurez plein de lièvres. C'est un peu ce qui se passe dans les océans, mais en plus compliqué. La chute rapide des espèces prédatrices provoque dans un premier temps une explosion des espèces proies. C'est ainsi que des stocks de petits pélagiques (sardines, anchois, chinchards, sprats... qui vivent en pleine mer et non sur les fonds) peuvent connaître une embellie subite. La part de ces pélagiques de petite taille est ainsi passée de 50 à 65 % des prises mondiales en trente ans.

Si la morue mange le petit poisson (dont la petite morue), le petit poisson mange les oeufs et les larves du gros (voire les siens). C'est peut-être là que gît une part de l'explication du mystère des morues canadiennes, en Atlantique nord-ouest. Malgré l'arrêt de la pêche, durant plusieurs années, les stocks ne se reconstituent pas.»


jeudi, mai 22, 2003
 
Les préférences malsaines et nuisibles

«La consommation automobile en carburant a atteint en 2002 son niveau le plus haut depuis 22 ans aux Etats-Unis, selon le rapport annuel de l'Agence de protection de l'Environnement. Après avoir réussi à descendre jusqu'à 10,6 litres pour 100 km en 1988, elle est aujourd'hui remontée à 11,5 litres, son deuxième plus mauvais chiffre après les 12,2 litres de 1980. Il faut dire que ces deux dernières décennies, le nombre de chevaux des véhicules a augmenté de 93% ; leur poids moyen a également grimpé de 24%, en raison de la poussée sur le marché de voitures plus sportives, et la vitesse d'accélération de 0 à 100 km/h a gagné 29%. Les automobiles, 4x4 et autres minivans contribueraient ainsi à près de 40% de la consommation de pétrole du pays. Ils seraient par ailleurs responsables d'un cinquième des émissions de dioxyde de carbone à l'échelle nationale, que de nombreux scientifiques considèrent comme un agent majeur du réchauffement climatique. La publication de ces résultats provoque bien sûr la grogne des mouvements écologistes qui voient là la preuve que, sans une législation contraignante, le secteur de l'automobile ne fera rien pour diminuer la consommation en carburant de ses produits. Mis sur la sellette, les industriels font valoir le goût des clients pour les véhicules gourmands de type pick-up, qui relèguent les voitures plus économiques aux dernières places du classement des ventes.»

lundi, mai 19, 2003
 
Hermès Trismégiste

«Identifié ultérieurement au dieu égyptien Thot, Hermès passe pour être le créateur de l'alchimie. Selon les ésotéristes, ses travaux datent de la plus haute Antiquité (XXe siècle avant notre ère). L'Europe le découvre au XIIe siècle, grâce aux Arabes. On le dépeint sous des traits humains et l'on parle de son tombeau dans lequel on aurait trouvé, tenue entre ses mains, la Table d'émeraude, qui est devenue le texte fondateur de l'hermétisme. Le «Trois fois grand» (Trismégiste) serait aussi l'auteur, entre autres textes, du Discours parfait et de l'Asclepius, traduits au XVe siècle par l'humaniste italien Marsile Ficin. Les érudits arabes ont attribué à Hermès Trismégiste la lettre à la reine Amtounasia sur le Grand œuvre, ainsi que la théorie du macrocosme et du microcosme (analogie entre l'Univers et l'Homme), qui, jusqu'à la fin du XVIe siècle, connaîtra une fortune considérable. On crédite par ailleurs ce personnage mythique de 36 525 ouvrages... naturellement introuvables.»

Parmis se fouilli, qui peut quand même permettre aux historiens d’analyser la filiation alchimique et pré-scientifique, j’ai découvert un passage fort intéressant, et tout ce qui a de plus pertinant. Il semble avoir été écrit par un grand auteur de langue grecque. Le voici:

L’œuvre hardie d’avoir créé l’homme

«Apprends-leur, en conséquence, à brûler d’ardeur pour des projets, afin qu’ils soient domptés par la morsure du chagrin quand leur attente aura été trompée ! Que désirs, craintes, chagrins, décevants espoirs dupent l’ardeur indiscrète de leurs cœurs ! Que leurs âmes soient consumées par une suite continuelle d’amours, des espérances toujours diverses, des désirs tantôt satisfaits, tantôt déçus, afin que la douceur même du succès les appâte pour l’épreuve douloureuse de malheurs plus complets ! Que la fièvre les accable pour que, ayant perdu courage, ils châtient leur concupiscence !»

samedi, mai 17, 2003
 
Les relations publiques

Définition: Les relations publiques sont un moyen de communication qui s'adresse au public et dont l'objet est d'altérer sa perception, de modeler la réalité et de produire son assentiment et son adhésion à une idée, une politique, une idéologie, un dictateur, ou l'utilisation de produits dangereux.

Le marché américain des Relations Publiques était évalué à 50 milliards de $US en 1995. Environ 150 000 employés travaillent dans des firmes de Relations Publiques, nombre supérieur aux 130 000 reporters en activité dans les médias Etats-Uniens.

La contestation est susceptible d'être résorbée comme la concurrence : par la séduction ou le partenariat.

Ce renouvellement de la dynamique du système par la critique, sa capacité de récupérer la contestation, son paternalisme maquillé en participation, n'ont rien d'inédit. Après mai 1968, le management avait ajusté ses techniques de production en tenant compte de la mise en cause par les libertaires de la hiérarchie et du fordisme : « Les contestations auxquelles le capitalisme a dû faire face à la fin des années 1960 et dans les années 1970, rappellent Luc Boltanski et Eve Chiapello (excellent livre, tout près de 500 pages), ont entraîné une transformation de son fonctionnement et de ses dispositifs, soit par le truchement d'une réponse frontale à la critique visant à l'apaiser, en reconnaissant sa validité, soit par des tentatives de contournement et de transformation, pour lui échapper sans y avoir pour autant répondu. Entreprise de détournement de la critique.

C'est souvent par l'entremise des médias que commence la récupération des contestataires.

La chaîne NBC est détenue par le General Electric Co. première entreprise mondiale par les ventes et fournisseur d'armes de l'armée états-unienne.»

jeudi, mai 15, 2003
 
Retour à Hobbes
Après le Patriot Act, certains commentateurs ont affirmés que nous allions vivre une régression absurde, parce que cette conception de la sécurité nous ramenait à l’époque des écrits et de la philosophie politique de Thomas Hobbes (1651 Léviathan, Traité de la matière, de la forme et du pouvoir de la république ecclésiastique et civile).

Quand l’on sait que les pères fondateurs de la Nation américaine furent principalement influencés par le courant libéraliste Anglais et particulièrement par John Locke (1690 Traité du gouvernement civil), deux ouvrages difficiles, mais à lire pour comprendre nos chers voisins, on peut saisir la gravité et la justesse de ces propos.

«Je dirais que l'Europe adopte une vision du monde kantienne, celle d'une paix perpétuelle dans laquelle les nations subordonnent leur souveraineté à un ensemble supranational. Elle privilégie donc le recours à la diplomatie, au commerce, aux liens économiques, tout cela étant vu comme des modes de pacification entre les peuples. Les Américains sont plus proches des théories de Hobbes: pour eux, il faut qu'un puissant impose l'ordre du monde, et non pas une institution internationale. Pour paraphraser la formule d'un psychologue à succès - «Les hommes viennent de Mars; les femmes, de Vénus» - les Américains seraient de Mars, les Européens, de Vénus: ils parlent chacun un langage différent qui les empêche de se comprendre.

Autrefois, les Américains, qui sont eux aussi des enfants des Lumières, étaient plus idéalistes que les Européens. La naissance de l'Amérique, c'était l'espoir, pour ceux qui désespéraient du Vieux Continent, de construire un monde où la raison l'emporterait sur la force. Les pères fondateurs de l'Amérique proclamaient leur aversion envers la guerre, et les Américains de la fin du XVIIIe siècle célébraient les vertus du commerce comme un baume susceptible d'apaiser les tensions internationales. De leur côté, les Européens croyaient dans la realpolitik, à la manière de Bismarck et de Napoléon, et c'est par la force du canon qu'ils imposaient leur idéal libéral.

L'Amérique et l'Europe auraient donc échangé leurs rôles? Oui. Ce sont les deux guerres mondiales qui ont insufflé à l'Europe une nouvelle culture pacifique: pour ne plus jamais connaître ces horreurs, il fallait dépasser les nationalismes, en finir avec l'usage de la force, et assurer la «sécurité collective» par la conciliation, la négociation, le compromis.

Quand on est faible, on adopte la stratégie du faible: on en appelle aux lois internationales, on loue les vertus de l'économie... C'est ce que faisaient autrefois les Etats-Unis, c'est ce que fait aujourd'hui l'Europe, devenue faible militairement.

La fin de la guerre froide n'a pas accouché d'un âge où le géoéconomique remplacerait la géopolitique. De fait, le pouvoir d'influence de l'Europe est moins important qu'auparavant.

Conséquence de cette divergence entre l'Europe et les Etats-Unis: nous n'avons plus la même perception des menaces.

Lorsque vous ne disposez pas des moyens nécessaires pour résoudre un problème, vous avez tendance à le minimiser: si vous n'êtes armé que d'un couteau, vous préférez penser que l'ours rôdant dans la forêt est un risque supportable, car l'attaquer serait très hasardeux. Vous ne raisonnez pas de la même manière si vous avez un fusil. C'est un trait normal de la psychologie humaine. Ainsi, les Européens pensent qu'il est moins dangereux de laisser Saddam Hussein en l'état que de l'attaquer. Les Américains n'ont pas le même seuil de tolérance. Cela dit, l'incapacité de répondre aux menaces peut aussi conduire à les nier. On entend souvent les Européens affirmer que le problème n'est pas les Etats voyous, mais les Etats en faillite. Donc, pour eux, une fois encore, la solution serait politique, diplomatique, économique... Si l'Amérique, elle, voit les dictateurs comme Saddam Hussein et Kim Jong-il comme des menaces réelles, c'est précisément parce que, à cause de sa puissance et de sa détermination, elle est leur première cible.»

Peut-être aussi une cible, par son comportement de grand prédateur ?

Robert Kagan «L'Amérique doit mener la politique des forts»

mercredi, mai 14, 2003
 
Les maladies agro-industrielles

«Existerait-il un lien possible entre les maladies neurodégénératives, maladies à prion (vache folle, maladie de Creutzfeldt-Jacob) et les maladies dites "conformationnelles" (parkinsonisme, chorée de Hungtington, Alzheimer) et les pesticides dont la présence est ubiquitaire.

Récemment, on a montré chez le rat, que la roténone, rentrant dans la formulation de drogueries, anti-parasitaires (jusqu'au sprays sur tomates) induits les mêmes effets neurochimiques et signes cliniques que ceux observés dans le parkinsonisme (tremblements, apparitions des corps de Lewy dans les cellules neuronales dopaminergiques).

Au cours de la maladie, les chercheurs supposent un défaut au niveau des petites centrales énergétiques de la cellule : les mitochondries (constituées d'un assemblage d'enzymes d'oxydo-réduction dans le but de fournir de l'énergie suffisante à la cellule sous forme d'ATP).

La roténone est justement un inhibiteur de la respiration mitochondriale.»

«Neuroscience»

vendredi, mai 09, 2003
 
Le «bushisme»

Ce terme représente merveilleusement la dégénérescence et l’état lamentable du niveau auquel se situe, actuellement, la connaissance et la culture en générale des citoyens moyens. Le degré de manipulation des auditoires captif et crédule en est venu à un point telle que l’on ce demande si on pourrait imaginer seulement un moment que les chose pourrait être plus mal en point.

L’histoire retiendra, de cette époque charnière, à l’apogée de la civilisation démocratique occidentale, qu’un être humain étrange fit son apparition. Sa principale caractéristique empirique fut le fait qu’il soit excessivement terne. Terne parce qu’il manquait de goût. Il fut donc incapable d’apprécier et surtout de discerner.

Cette situation permet présentement de propager des informations dont la rigueur et l’objectivité sont éminemment critiquable.

Analysons ce problème brièvement.

Les médias deviennent, au début du 20 siècle, l’organe par excelence de la démocratisation des enjeux colectifs, mais aussi, bien malheureusement, l’outil qui permet, dans le cas d’une exploitation monopolistique, mercantile et idéologique, de ne fournir qu’une culture de masse simpliste, futile et divertissante.

Tout ce qui est intelligent, original, soigner et fondamentale exige de l’effort, du talent et du temps pour parvenir à une compréhension et une appréciation minimale. Comme la majorité des gens ne peuvent s’offrir ce luxe ou n’ont pas les facultés pour y parvenir, le marché du divertissement occupe ce vide sidérale, ce manque de culture généralisé, et il peut de cette manière manipuler et indiquer ce qu’il faut penser, ee qu’il faut aimer, choisir et consommer.

Ce qui est de plus en plus inquiétant, et ce qui plaide en faveur de ma thèse, de tout ce qui est avancé de manière quasi-scientifique sur ce blog, c’est que l’ignorence, la bêtise ont un avenir. Bien loin de se résorber, cette tendance à l’abrutissement florrira, augmentera.

Il y a une culture de masse et une culture savante. Savante dans le sens de critique, sceptique, et avec un minimum d’objectivité. Un culture et des médias de masse ou les caractéristiques de la première sont absentes.

Que font les magnas de la presse ?

Ils achètent et ainsi décident de propager leur idéologies à partir des médias de masse. Parce, pour eux, les gens sont stupides, la meilleure façon de les rejoindre et de les manipuler c’est de les divertir et de ce mettre à leur nivaux. Ils rentabilisent en plus leurs investissements, tellement ils rejoignent un pulic nombreux.

Il suffit, pour s’en convaincre, de constater ce qui atteint les meilleurs côtes d’écoute. Ces émissions bêtes, tout comme leurs auditoirs.

La médiocrité, devrait être côté en bourse, car ce serait un placement rentable.

Voyez la suite !

«Selon un sondage du New York Times et CBS, 42 pour cent des Américains croient que Saddam Hussein est directement responsable des attentats du 11 Septembre contre le World Trade Centre et le Pentagone. Et un sondage d'ABC indique que 55 pour cent des Américains croient que Saddam Hussein apporte un soutien direct à Al-Qaeda.»

Comment expliquer une telle crédulité ? Ou plutôt, découvrons qui contrôle les radios américaines et quel est le passé de ces propriétaires douteux.

«Qui a organisé les manifestations pro-guerre aux Etats-Unis ? La réponse, semble-t-il, est qu'elles ont été encouragées par des personnages clé de l'industrie de la radio, étroitement liés à l'administration Bush.

La plus-part des défilés en faveur de la guerre à travers le pays sont toutefois dus aux stations radios du groupe Clear Channel Communications, un colosse basé à San Antonio qui contrôle plus de 1200 stations et ne cesse d'étendre son hégémonie sur les ondes.

La compagnie assure que les manifestations qui se tiennent sous le nom de «Rally pour l'Amérique » ne relèvent que de l'initiative individuelle des différentes stations. Mais c'est invraisemblable : à en croire Eric Boehlert, auteur d'enquêtes sur Clear Channel dans la revue Salon, la compagnie serait notoirement et largement détestée pour le contrôle impitoyable qu'exerce la direction centrale sur ses stations satellites.

Pourquoi un groupe de media essaye-t-il ainsi de s'insérer dans le débat politique ? Ce pourrait être, bien sûr, une question de convictions personnelles au cour d'une partie de la direction. Mais Clear Channel - qui n'a accédé au statut de géant que depuis quelques années, suite au Telecommunication Act de 1996 et à la levée des principaux obstacles à la concentration des média - a de bonnes raisons de courtiser le parti républicain au pouvoir. En effet, d'un côté Clear Channel commence à sentir le roussi : la compagnie est poursuivie en Justice, des artistes refusant de participer aux tournées de concerts organisés par la radio s'étant plaints d'avoir été menacés en retour de ne plus être programmés par les stations du groupe. Or plus d'un homme politique serait disposé à remettre en cause la loi de dérégulation qui a permis l'expansion de la compagnie. D'un autre côté, la Commission Fédérale des Communications examine elle en ce moment même l'opportunité d'une dérégulation supplémentaire, qui autoriserait Clear Channel à s'étendre encore, en mettant notamment un pied dans la télévision.

Peut-être le renvoi d'ascenseur est-il plus caractérisé encore. Des «bushologistes » expérimentés ont lâché un "tiens, tiens!" intéressé lorsque Clear Channel s'est avéré se trouver derrière les rallies pro-guerre.

Le vice-président de Clear Channel est en effet Tom Hicks. En effet, du temps où Monsieur Bush était gouverneur du Texas, Monsieur Hicks dirigeait lui l'Université de la Texas Investment Managment Company, autrement connue sous le nom de Utimco, le président de Clear Channel, Lowry Mays, apparaissant lui aussi sur l'organigramme. Sous la gestion de Monsieur Hicks, l'Utimco plaça une large part de la fondation de l'université sous la houlette d'entreprises étroitement liées au parti républicain et à la famille Bush. Mieux. En 1998, Monsieur Hicks s'est porté acquéreur de la célèbre équipe de football américain, les Texas Rangers, alors propriété de Bush junior. Le deal fit de George W.Bush un multimillionnaire.

Il y a donc anguille sous roche. Impossible de dire encore de quoi il retourne exactement, mais il y a fort à parier que ce à quoi nous assistons n'est autre que la prochaine étape de l'apparition d'une nouvelle oligarchie aux États-Unis. Ainsi que Jonathan Chait l'a écrit dans The New Republic, au sein de l'administration Bush «gouvernement et business ont fusionné en un grand "nous"». Dans quasiment tous les domaines de la politique intérieure américaine, le business taille ses lois : «Des bataillons d'élus de second rang. veillent désormais aux entreprises pour lesquelles ils travaillaient auparavant».

Ce qui rend tout cela possible, bien entendu, c'est l'absence de garde-fous. Du temps des Clinton, le moindre soupçon d'inconvenance se muait aussitôt en énorme scandale; aujourd'hui, les marchands de scandale s'empressent plutôt de pourchasser les journalistes qui lèvent des affaires. Et puis de toutes façons, on est en guerre, non ?»

(Paul Krugman, The New York Times, March 25, 2003)

Après la publication de ce texte, j’aurais étrangement des difficultés à entrer sur les serveurs de mon fournisseur internet, même en utilisant 3 numéros.


jeudi, mai 08, 2003
 
Nos voisins indésirables

«Quelles qu'aient pu être les intentions initiales des dirigeants américains, les trois priorités du gouvernement en matière de sécurité internationale l'amélioration des capacités militaires, la recherche de nouvelles sources de pétrole et la guerre contre le terrorisme ont désormais fusionné en un seul objectif stratégique. Et il va devenir de plus en plus difficile d'analyser séparément ces trois démarches. La seule manière de décrire précisément la tendance globale de la stratégie américaine est en termes d'objectif unique, que l'on peut résumer comme une «guerre pour la domination américaine». S'il est encore trop tôt pour évaluer les conséquences sur le long terme de cette fusion en un seul objectif, il est cependant possible de faire plusieurs observations.

Tout d'abord, une fois combinées, ces trois orientations créent une dynamique plus puissante. Il est en effet très difficile de critiquer une stratégie qui porte sur autant d'aspects vitaux de la sécurité nationale. Si on les présentait séparément, il serait possible de leur imposer des restrictions particulières. Par exemple, on pourrait exiger la limitation des budgets militaires ou la réduction des troupes engagées dans des régions riches en pétrole. Mais, lorsque tous ces aspects sont placés sous la bannière de l'antiterrorisme, il devient presque impensable de les discuter. On peut donc s'attendre que la politique de la Maison Blanche rencontrera un certain soutien auprès du Congrès et de la population américaine.»

 
Le prix de la gratuité

«Avant, les médias vendaient de l’information (ou de la distraction) à des citoyens. Maintenant, via Internet, ils vendent des consommateurs à des annonceurs.(…)

Et si l’information est offerte gratuitement, pourquoi les patrons des médias devraient-ils dépenser énormément pour se la procurer ? Ils ne veulent plus payer trop cher un produit qu’ils vont brader ou proposer pour rien. C’est pourquoi ils se contentent de plus en plus d’une information au rabais dont la qualité n’a cessé de ce dégrader, partout, au cours des dernières années.»

Ignacio Ramonet «Propagande silencieuse»

lundi, mai 05, 2003
 
Mondialisation

Le tome 3, du Capital de Marx, traitait de la financiarisation de l’économie. Faisant suite aux écrits précédents, qui analysait les crises économiques comme étant provoquées par la sur-production et la guerre entre pays pour conquérir les marchés en abaissant constamment les coûts de production, ce livre ardu, mais essentiel, commençait à retracer le phénomène récurant suivant:

«Fort peu de gens savent qu'il existe (au moins dans leurs versions dominantes) deux types de capitalisme, très différents l'un de l'autre. C'est ce qu'on peut désigner par «capitalisme financier» d'un côté et par «capitalisme industriel» de l'autre. Ils ont des géographies, des conceptions et des pratiques spécifiques. Le premier, né en Angleterre dès après la révolution industrielle puis répandu en Europe du Sud-Ouest et en Amérique du Nord, mise sur l'à-priori du point de vue financier (le fameux «how to make money»). Le second, prenant ses racines dans de lointaines coutumes et traditions communautaires de l'Europe centrale et du Nord, s'est davantage étendu vers les antipodes, Japon et Corée du Sud en tête, misant, lui, avant tout sur le point de vue «industriel», c'est-à-dire celui du producteur, fabricant, technicien, etc., qui cherche d'abord la qualité et le bon service, l'argent venant après.

Les pays du capitalisme industriel, Allemagne, Scandinavie, Japon et Corée du Sud (que le dernier Prix Nobel Joseph Stiglitz désigne systématiquement comme ceux ayant commis le moins d'erreurs), eux, n'ont pas d'actionnaires voraces et impitoyables, pas de bourses-casinos, pas de supermilliardaires, ayant plutôt des États qui interviennent dans l'économie, des lois qui brident et guident le marché, des filets sociaux et des politiques de protection du citoyen et de la nature garantissant une plus équitable répartition des richesses, bien au-dessus des seuls intérêts du business...

La vraie «mondialisation», c'est-à-dire l'expansion à l'échelle de la planète du système de l'économie néolibérale sous la houlette des institutions de Bretton-Woods et du dollar américain, a été le résultat de deux processus quasi concomitants : d'un côté, la mise à genoux du Mouvement des pays non alignés et, de l'autre côté, la déclaration d'une impitoyable guerre des coûts et des prix par le capitalisme financier contre le capitalisme industriel.

Le second processus, c'est, à partir du milieu des années 70, la riposte contre les succès du capitalisme industriel qui commençait à dominer les marchés, depuis l'automobile jusqu'à la téléphonie, les machines-outils et l'électronique. L'arme choisie a consisté à baisser par tous les moyens les prix de revient pour battre l'ennemi sur le terrain de la consommation. Cela nécessitait licenciements, fermetures, recentrages, fusions, déréglementations, privatisations, élimination des programmes sociaux (pour transférer plus d'argent au secteur privé) et aussi «ouverture» des frontières et libéralisation des échanges commerciaux. Par la combinaison de ces mesures, le capitalisme financier, toujours appuyé par le consensus de Washington et le FMI, entendait faire plier son rival, plus social-démocrate et moins inféodé à la classe des affaires.

Le point de vue financier, c'est ceci : viser, de la manière la plus prompte et infinie, le maximum de rémunération pour le capital. Or ni la vie, ni la nature, ni l'univers ne fonctionnent selon les lois du maximum et de l'infini ! C'est plutôt l'optimum, l'équilibre et le limité. Ce qui veut dire, pour l'entreprise, se contenter de réaliser des gains qui s'arrêtent là où le nécessitent respect de la dignité des autres et intégrité de la nature, rien de plus ! Les filets sociaux, la qualité des systèmes de santé et d'éducation, de l'environnement... des pays du capitalisme industriel ont un prix : la nécessaire limitation de l'enrichissement personnel et des actionnaires ! »


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