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Sauvage
vendredi, novembre 29, 2002
 
Euphémisme

Ce ne serait pas du tout exagéré que de prétendre
que l’équipe aux pouvoirs, aux États-Unis,
et tout ce qui gravite autour, peut être considérée,
à juste titre, comme étant le groupuscule le plus
dangereux, inquiétant et malsain que l’Amérique
ait connu, jusqu’à ce jour.

Jamais travail de journaliste d’enquête n’a été
aussi fécond. Mais, malheureusement, malgré
la gravité des révélations, et toute l’ampleur
et le caractère incriminant des dossiers que
l’on pourrait présenter afin de discréditer chaque
membre de cette équipe, il y a un phénomène,
proportionnellement inverse, de désintérêt
et d’irresponsabilité, de la part des citoyens
américains.

Il n’y a pratiquement que les parents des victimes du 11 septembre, qui ont jugés pertinent
l’obligation de comprendre ce qui c’est vraiment produit, puisqu’une enquête sera
menée, pour tenter d’expliquer comment des terroristes ont réussit l’impensable
avec une telle facilité.

Mais il faut vraiment avoir un foutu culot, pour proposer qu’elle soit menée par le prix
Nobel du génocide, le Docteur Folamour Kissinger

« Le Total Information Awareness (TIA) sur lequel travaille le Vice-Amiral John
Poindexter au sein du Defense Advanced Research Projects Agency (DARPA)
a mauvaise presse en raison des fantasmes orwelliens qu'il évoque.
Il s'agit de la création d'une base de données centralisée de toutes les informations
personnelles de la population états-unienne. Ce programme qui, d'après le Pentagone,
a pour but de rassembler toutes les informations accessibles par le biais de
l'informatique afin de mener la guerre au terrorisme, n'est pas rassurant vue la
personnalité de son dirigeant.

En effet, John Poindexter a plus l'habitude de détruire les informations que de les
rassembler puisqu'il a admis avoir détruit des preuves impliquant le président Reagan
lors de l'Irangate et qu'il a été condamné à cause de cela pour parjure et obstruction
à la justice avant d'être acquitté pour des questions de procédure par des juges
nommé par Reagan.

La devise du TIA est « Scientia est potentia » (La connaissance c'est le pouvoir).
La question est quel pouvoir, basé sur la connaissance de nos vies sommes nous prêts
à donner à un destructeur de documents fédéraux protégés par Donald Rumsfeld
et Newt Gingrich ? »

vendredi, novembre 22, 2002
 
Paul Valéry
Regards sur le monde actuel

« Plus d’une nation est intimement convaincue qu’elle est en soi et par soi la nation
par excellence, l’élue de l’avenir infini, et la seule à pouvoir prétendre, quels que soient
son état du moment, sa misère ou sa faiblesse, au développement suprême des
virtualités qu’elle s’attribue. Chacune a des arguments dans le passé ou dans le
possible; aucune n’aime à considérer ses malheurs comme ses enfants légitimes.

Suivant qu’elles se comparent aux autres sous les rapports ou de l’étendue, ou du
nombres, ou du progrès matériel, ou des moeurs, ou des libertés, ou de l’ordre public,
ou bien de la culture et des œuvres de l’esprit, ou bien même des souvemirs et des
espérances, les nations se trouvent nécessairement des motifs de se préférer.
Dans la partie perpétuelle qu’elles jouent, chacune d’elles tient ses cartes.
Mais il en est de ces cartes qui sont réelles et d’autres imaginaires. Il est des nations
qui n’ont en main que des atouts du Moyen Age, ou de l’Antiquité, des valeurs mortes
et vénérables; d’autres comptent leurs beaux-arts, leurs sites, leurs musiques locales,
leurs grâce ou leur noble histoire.

Toutes les nations ont des raisons présentes, ou passées, ou futures de se croire
incomparables. Et d’ailleurs, elles le sont.

Seulement, il faut rappeler aux nations croissantes qu’il n’y a point d’arbre dans la
nature qui, placé dans les meilleures conditions de lumière, de sol et de terrain,
puisse grandir et s’élargir indéfiniment.»

Il faudrait aussi ajouter que, la plus grande partie des causes qui ont permis à une
nation de devenir grande et prospère ne sont pas nécessairement imputables aux
grands hommes ou encore aux particularités collectives.

Les grandes civilisations se sont, en générale, toujours développées à partir des mêmes
facteurs inter-reliés(dépendants), et l’on dit de ces régions qu’elles sont oekoumènes.
Seule l’ignorance peut nous faire croire à une forme de supériorité.

( à suivre )



mercredi, novembre 13, 2002
 
Les dirigeants ne sont pas tous des démocrates

Bien au contraire, il faudrait plutôt introduire le complexe aristocratique du meneur et
de l’entrepreneur, pour renverser la proposition, et dire que les dirigeants sont presque
tous des anti-démocrates.

En fait, tous les individus ont de la difficulté à conserver un minimum de compréhension
et d’empathie lorsqu’ils deviennent trop autonomes, trop indépendant et accumulent trop
de pouvoir, que ce soit directement par la richesse monétaire, par la fonction politique
ou par la direction d’entreprise.

Pour les sceptiques, je vous conseil d’aller observer là où il ne devrait pas y avoir de
problème d’abus de pouvoir, et vous constaterez que même dans des cas où les
intérêts en jeux ne sont pas significativement élevés, on retrouve des petits roitelets,
qui en viennent, sinon à mépriser ceux qui sont pour eux des bénéficiaires, du moins
à devenir brusque et inhumain.

Je parle de certains individus qui peuvent devenir président, et en charge de la
distribution des denrées alimentaires, que l’on met à la disposition des individus
qui jugent en avoir besoin. D’autres seront tout simplement bénévoles, mais profiteront,
de manière exagérée, de la possibilité de pouvoir choisir la nourriture, en premier.

Maintenant faite un effort d’imagination pour vous représentez ce que cela doit être
d’atteindre des sommets. De popularité, de pouvoir ou de richesse. L’on en vient à ce
croire fondamentalement supérieur. Et on pense ainsi :

« Les riches sont en règle générale intelligents et industrieux, alors que les pauvres
sont typiquement stupides ou paresseux, ou les deux à la fois. Il n'y a pas beaucoup
de chances que les imbéciles, même s'ils forment la majorité, soient systématiquement
plus malins que la minorité des individus brillants et énergiques et parviennent à
s'enrichir à leurs dépens.

La preuve,

dans les villages et dans les villes où tout le monde connaît personnellement tous les
autres, pratiquement personne ne peut manquer d'admettre que la position des
"possédants" a forcément quelque chose à voir avec des capacités supérieures,
de même que la situation des "déshérités" est liée à une infériorité, à des déficiences
personnelles. »

Pour terminer, nous devons changer les termes de la première phrase.

Les riches sont en règle générale rusés et besogneux et on une vilaine tendance à
s’imaginer faire parti d’une élite. Ce qui compte, à ce niveau, c’est la perception
déformée que l’on a de soi-même, et ce, même si on est, en fait, rien de très
impressionnant.



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