<$BlogRSDURL$>
Sauvage
jeudi, septembre 26, 2002
 
La Rhétorique (Aristote)

« La colère s’adresse toujours à un individus; mais la haine
peut être ressentie contre les classes (la xénophobie,
l’homophobie et le racisme).

Le temps peut guérir la colère; la haine est incurable.

La colère est un désir de faire de la peine; la haine est un
désir de faire du mal; celui qui est en colère veut être
témoin de cette peine; cela n’importe aucunement
à la haine.

Celui qui est en colère ressent de la peine; celui qui hait
n’en ressent aucune.

En maintes circonstances, l’homme en colère peut éprouver de la pitié; l’autre jamais;
le premier souhaite que celui qui excite sa colère éprouve en retour de la peine;
l’autre, qu’il cesse d’exister.»

La colère serait une émotion, parfois très irrationnelle, mais souvent juste et saine
lorsqu’elle à une véritable cause.

La haine, étant plutôt un sentiment négatif, un ressentiment, s’apparente au mépris de
soi inconscient et redirigé sur un bouc émisaire.



mercredi, septembre 25, 2002
 
RTT ( En Europe )

« Le temps nécessaire à la fabrication d’une voiture a été divisé par deux en l’espace
de dix ans; il fallait encore 18 000 heures de travail pour construire un moteur d’avion
en 1995 contre 8900 heures seulement aujourd’hui... Puisque nous produisons plus et
mieux avec moins de travail, il paraît légitime de travailler moins longtemps.

La loi des 35 heures doit imposer une réduction du chômage et l’amélioration des
conditions de vie au travail, permettre l’avancement de l’âge de la retraite avec un
départ, une embauche, et maintenir le pouvoir d’achat des salariés avec augmentation
des minima salariaux ».




mardi, septembre 24, 2002
 
C.S. Lewis

« Les Anglais prennent leur sens de l’humour tellement au sérieux qu’une déficience
dans ce domaine est presque la seule à leur inspirer de la honte.

L’humour est la panacée qui console de tout et qui excuse n’importe quoi dans la vie. »



lundi, septembre 16, 2002
 
Propaganda

Certaines élites pestent contre la démocratie parce qu’elle entrave parfois leurs projets.

Dans la toute première édition de l’Encyclopoedia of Social Sciences, parue dans les
années 30, le plus prestigieux de ces chercheurs, Harold Laswell, précisait sa pensée
sur les rapports des médias et de la démocratie.

« Il importe surtout, de ne pas succomber au dogmatisme démocratique, c’est-à-dire
à cette idée selon laquelle les gens ordinaires seraient en mesure de déterminer
eux-mêmes leurs besoins, leurs intérêts et qu’ils seraient donc en mesure de choisir
par eux-mêmes ce qui leur convient. Cette idée est complètement fausse. La vérité est
plutôt que d’autres doivent décider pour eux. L’ennui, c’est que nous sommes ici en
démocratie et qu’il est impossible de contrôler la populace par la force. Mais à défaut
du recours à la force pour contrôler la populace, on peut parfaitement bien contrôler par
la propagande et la persuasion ».

Persuadons-nous du contraire !


vendredi, septembre 13, 2002
 
Suprématie totale.

Le totalitarisme doux.

On peut souhaiter que certains pays Arabes finissent par s’opposer et venir en aide au
Palestiniens et au Irakiens, et qu’ainsi les Américains comprennent qu’ils ne peuvent pas
tout se permettre, surtout dans leurs crimes contre l’Humanité.

Comme nous étions deux à tenir cette position, j’ai choisi de prendre une position
inverse. J’ai du donc sacrifier mon intégrité, puisque je m’introduisais dans une logique
froide et brutale. Mais une forme nouvelle de lucidité et d’objectivité apparue.

Pour comprendre ce qui va peut-être advenir dans les vingt prochaines années, il faut
aller plus loin que le constat suivant : la politique est dictée par les exigences du
capitalisme financier et de sa globalisation. On devrait plutôt dire que la politique
prolonge la guerre, par d’autres moyens. Que tous les actions de la civilisation
américaine, économiques, politiques, sociales et culturelles, reposent sur une
nouvelle théorie militaire, développée immédiatement après la fin de la guerre froide.

Ainsi, pour aborder la logique de la suprématie et de l’empire américain, il faut quitter
la prescription pour s’introduire dans la description. Cesser de penser qu’ils devraient
agir comme une nation respectable et soucieuse d’harmoniser les intérêts internation-
aux, car ils ont un monde à construire, et malheureusement à leur image.
Ils orienteront ce monde selon leurs propres suggestions. Ce sera finalement une
emprise diffuse, un totalitarisme assez supportable, du moins pour ceux qui
collaboreront.

On commet une erreur, lorsque nous croyons que la majorité des citoyens américains
sont manipulés, insouciants, inconscients et bernés par ses hommes d’État et les
spécialistes de tout horizon. Aussi exagéré que le terme puisse paraître, ils partagent
les décisions du gouvernement, parce qu’ils ont fondamentalement les mêmes
aspirations ( la pacification imposée ). Lorsque l’on est une petite nation, et nous
sommes beaucoup dans cette situation, on peut facilement condamner l’impérialiste,
puisque nous ne pouvons faire autrement que suivre une certaine ligne de conduite qui
nous est la plupart du temps imposée, et on ce fait alors juge des actes de puissances,
d’assujettissement et de domination.

On prétend que l’on peut s’opposer, ce distancer, réprimander les politiques américaines.
Demandez à un chef d’État et à ses principaux collaborateurs qu’elle genre de chantage,
de menace et de manipulation peuvent subir un opposant moral. Qu’elles sanctions
économiques peuvent vous rappeler à l’ordre. Ce sont des mots glissés dans l’oreille, que
l’on ne répète pas, ce sont des incitations à rester dans le rang, à sa place.
Fermeture stratégique d’usines qui paralyse une région, imposition de taxes sur une
ressources naturelles, campagne de salissage et de désinformation sur la toxicité de la
tranformation d’un produit naturel. On ne peut pas prétendre qu’en étant dynamique,
productif et créatif, on se retrouvera à l’abris du chômage et de la dégradation de notre
économie nationale.

Dans la suite, je rentrerais dans les qualités américaines et certaines raisons de leur
succès de domination.

Pour agir efficacement, il faut comprendre et accepter la situation. Par la suite, trouver
une stratégie, qui peut avoir une action réelle, pour alléger cette situation. Pour l’instant,
aucune autre nation n’a de projet global. Il faut accentuer le dialogue avec les Américains,
leur faire comprendre qu’ils peuvent vouloir prendre en main la destinée planétaire, mais
qu’il serait moins embarrassant d’y aller de manière plus diplomatique et moins
conflictuelle.

Si les pays Arabes, ou toute autre civilisation, réagissent de manière inconsidérés,
alors ce seront de réelles catastrophes qu’ils subiront, et le reste de l’Occident en sera
dégoûté de la suprématie américaine, car la raison militaire se sera mise en marche
selon une cadence diabolique.








mercredi, septembre 04, 2002
 
Raison d’espérer

« Cette réalité des sociétés occidentales qui se dévoile à ceux qui y accèdent comme
dénué d’orientation, de perspective d’avenir, d’ouverture sur des buts dont la poursuite
serait pour tous une entreprise chargée de sens. »

Cette réalité n’est pas acceptable. Nous devons tout faire pour la transformer. Ce n’est
pas en manifestant ou en dénoncant, mais en tentant d’appliquer nos rêves les plus fous
que l’on réussira à sortir de la tyrannie du concret et de ces applications calculateurs,
plats et mesquins. L’avenir sera à la mesure de nos aspirations.

L’arme absolue du pouvoir établit : tuer nos espérances, nos rêve et nos utopies.
Parce qu’elles sont grosses de révolutions.

La peur de l’avenir, le retrait vers la vie privée, le désespoir dans l’absence de
perspective et de projet de société doit cesser. »

Nous ne sommes pas fait pour constater le malheur de nos semblables, car nous
sommes jamais vraiment heureux que si eux le sont aussi.

Ils y eut un temps où l’on croyait à la révolution totale, pour abattre la servitude et
l’inhumanité de ce monde. L’intervention étatique à prouver que le réformisme pouvait
amoindrir les défauts d’une civilisation capitaliste.

Mais c’est par de micro-révolutions éminament subvertives que s’acheminera la possibilité
de changer la situation et le fonctionement figé des institutions et de renverser la
tendance à la destruction globale, tant du tissu social que de l’environnement.

Si l’État tant à disparaître, c’est qu’elle ne peut plus réformer. C’est de la modification
des consciences ( par la seule volonté de chacun ) et des habitudes qu’adviendra le
changement. Une faillite, à ce niveau, sera probablement sans retour.

Une réflexion sur le travail, l’emploi et le salariat s’impose. En raison d’une multitude
de facteurs, depuis un mois, j’ai perdu le goût d’apporter le fruit de recherches et de
réflexions. J’ai un don, celui de dénicher de bons auteurs, de vous les faire partager.
J’espère avoir clarifié, et non pas introduit la confusion et l’ignorance.

Par ailleurs, je sait pertinament que c’est inutile. Par contre, l’aspect ludique importe
davantage. Et jouer, c’est encore permis.

Je vous propose cette extrait.

«L’espoir du changement s’enracine dans la capacité de la part des individus à envisager
un ordre autre. La tâche est de définir des objectifs stratégiques intermédiaires dont la
poursuite répond aux exigences du présent tout en préfigurant la société autre qui
demande à naître. Car nous sommes dans une position telle que l’on peut se permettre
de produire une théorie utopique. »





Powered by Blogger