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Sauvage
mercredi, juillet 31, 2002
 
Internet


L’information n’est plus la chasse gardée des grands
réseaux et des conglomérats. Au contraire, de plus
en plus de gens prennent conscience de la pauvreté
et du manque d’objectivité flagrant des journalistes
et éditorialistes.


En 1948, Orwell tente, dans son roman d’anticipation, de décrire un futur dans lequel le contrôle de la pensée serait le pilier du contrôle social et économique.

Ce qui n’a pas pu être réellement prévu, à l’époque, soit la miniaturisation et l’amélioration des procédés techniques, qui firent chuter le coût de production, bouleverse et invalide une part des pronostiques de 1984.

Son scénario ne tenait compte du fait que, uniquement, les gouvernements et les multinationales pouvaient posséder les mégas ordinateurs, coûteux et énormes.

En fait, la démocratisation des sources d’accès globales de l’information permet justement que ne puisse s’implanter la pensée unique.

« Internet est devenu une arme nouvelle et formidable qui permet à des millions de jeunes de s’informer et d’informer en dehors des médias dominants.

«Don’t hate the media. Be the media.»




mardi, juillet 30, 2002
 
Taux d’intérêts

Les taux d’intérêts élevés, au Canada, furent un moyen
de maintenir un taux de chômage tout aussi élevé. Ainsi
ceux qui avaient la chance d’avoir un emploi craignaient de
le perdre et devenaient plus conciliants quand venait le
temps des négociations.

« Par conséquent, les taux d’intérêts élevés deviennent une
arme obligeant les syndicats à battre en retraite, destinée à
casser leur pouvoir, à découper à nouveau le gâteau et à
offrir une plus petite part aux travailleurs.»

Et pourtant,

- Le Canada possède l’un des taux les plus
élevés de concentration de richesses.
( Il détient le record pour le nombre le
plus élevé de milliardaires per capita en 1991).

- Le taux d’imposition de la richesse au
Canada se classe parmi les moins élevés
du monde occidental.

Et ce qui demeure récurant, chez les puissants de ce
monde, c’est la constance de leurs mépris pour les
règles et les lois de toutes sortes. Depuis toujours,
les forts, eh, les crapules, on compris que les lois
servaient à empêcher les gens honnêtes de s’en prendre
aux rapaces. Il suffit de leur faire croire que les lois seront
respectées universellement, pour le bien de tous.

J.-J. Carrier, vérificateur de Consolidated
Bathurst, à propos des 218 millions $ d’impôt
que cette compagnie doit à Ottawa.

« Si vous me demandez quand nous comptons
les payer, je vous répondrai : JAMAIS. »



lundi, juillet 29, 2002
 
Confort

« La société de consommation est fondée sur
l’insatisfaction : pour que les gens désirent continuer
à consommer, pour qu’ils fassent tourner indéfiniment
la roue de l’économie, il faut qu’ils désirent toujours
plus et qu’ils achètent ainsi constamment. Il faut que
les appétits soient insatiables.»

L’insatisfaction est fort probablement qu’une
composante négative. Il faudrait plutôt amener
une notion positive, pour expliquer le caractère
irrépressible de la société axée sur la consommation.

Un auteur avait découvert, au début du 19 siècle,
en étudiant Adam Smith et la société anglaise,
la principale stratégie des producteurs, dans un
système d’économie de marché.

Il prétendit que la principale argument reposait
sur l’idée de confort. Qu’il suffirait de persuader
que l’on n’avait pas encore atteint le confort, qu’il
nous manquerait encore, et surtout, ce produit.

De fait, l’on pourra toujours nous démontrer que
nous ne sommes pas encore confortables avec notre
téléviseur à cadran, ou encore sans notre téléphone
sans fil.

Le confort devient donc une notion extraordinairement
expansive. Une amélioration de notre qualité de vie
devient momentané, et elle est rapidement assimilée.

Nous sommes alors prêts pour une nouvelle innovation,
une nouvelle amélioration, aussi mince soit-elle, étant
donné que le confort est devenu presque sacré.

Il n’y a plus, aujourd'hui, de bonheur sans confort.
Ce qui expliquerait notre acharnement.

Comme dirait N., l’homme démocratique n’a plus qu’une seule
aspiration, n’avoir que de petits rêves, les grands sont beaucoup
trop harassants.

vendredi, juillet 26, 2002
 
Le deuxième front (1968)

« Malgré les éclatants succès du syndicalisme dans
les lieux de travail, une injustice sociale d’une autre
sorte a proliféré par en dessous, comme de la mauvaise
herbe, librement, qui éprouve odieusement les travailleurs,
ruine les familles, fait persister la pauvreté dans une société
soi-disant riche, brise en plein milieu des vies laborieuses
par le chômage et la disparition soudaine des emplois et
des métiers, soumet les familles à de pénibles difficultés
économiques, abandonne à leur sort des milliers et des
milliers de gens désemparés, bloque les progrès de la
sécurité sociale et laisse toute la société flotter dans
un état de désorganisation économique qui continue de
faire l’affaire de tous les profiteurs, au détriment et au
mépris de la grande masse des gens. Nous n’avons pas
fini notre tache; nous en sommes encore qu’au commen-
cement.»

Le nécessaire combat syndical
Marcel Pépin

Je produis ce texte parce qu’il me semble que,
comparer à Louis Laberge, Marcel Pépin fit
davantage pour défendre les travailleurs et
les gens les plus démunis au Québec.

Peut être qu’il fut moins populaire, moins
sympathique d’aspect, mais Lessage, Johnson
père et Bourassa le considéraient particulièrement
crédible comme porte-parole de la société civile,
comme le représentant des citoyens en général.

Il a travailler toute sa vie comme un forcené au
bien-etre et à l’amélioration de sa classe sociale,
celle des ouvriers et des travailleurs honnêtes.

Dans le documentaire de Arcand, «On est au coton»,
on peut apprécier et deviner toute la grandeur du
personnage. Un homme si convaincu et honnête,
que l’on a une impression d’harmonie et de sérénité
qui se dégage de son travail et de sa fonction.

Les plus grands moments du syndicalisme québécois
furent ceux de la CSN et des rapports moraux écrit
avec et sous la direction de Pépin. Une série de
réalisation que le PQ reprit, comme l’Assurance
Automobile et la Caisse de Dépôt et Placement
proviennent des projets sociaux élaborés et proposés
par la CSN.


jeudi, juillet 25, 2002
 
Le Mépris

Les gens puissants, lorsqu’ils se rencontrent aiment à
philosopher sur l’avenir. Après tout, ils savent de quoi
ils parlent. Ils ont réussit, ils ont donc bien des conseils
et des solutions à apporter.

Leurs projets sociaux, sont des plus déprimants.

Ainsi Zibriniev Zibrinsky (un pervers, mais grand
stratège) forgea le concept de titytainment, afin d’illustrer
ce que les 8/10 de la population active deviendra.

2/10 s’enrichiront ou travailleront. Le reste, selon lui,
avec tous les progrès techniques, seront devenus inutiles.

Son plan prévoit, depuis quelques années, un contrôle
sociale absolu. Il s’agit de rendre criminel toute forme
de contestation. Aucune manifestation ou protestation
sera permise.

Aucune revendication ne sera valide. Car devant les
nouveaux démons, que sont les terroristes, près à tout,
nous devrons accepter la politique sécuritaire Occidentale.
Notre seul salut.

Ses masses veules, auront le pain. Ils torcheront les riches
pour un salaire de misère.

Ils auront les jeux, donc le divertissement au foyer.
Ce qui les abrutiront à tout jamais.

La Bruyère

« C’est une politique sûr et ancienne dans les
républiques que d’y laisser le peuple s’endormir
dans les fêtes, dans les spectacles, dans le luxe,
dans le faste, dans les plaisirs, dans la vanité et la
mollesse; le laisser se remplir du vide et savourer
la bagatelle : quelles grandes démarches ne fait-
on pas au désespoir par cette indulgence ! »

mardi, juillet 23, 2002
 
Briand Mulroney

« Après que les hasards de la politique eurent conduit
George Bush (le père) à la perte de son poste à la tête
de la CIA, celui-ci offrit ses services à divers conseils
d’administration. Flairant l’opportunité, la compagnie
Eli Lilly l’invita à se joindre à son propre conseil.

Deux ans plus tard, Bush se lançait dans la course à la
vice-présidence et la remportait. Évidemment, il dut alors
placer ses actions en fiducie. Quelques temps plus tard,
le vice-président Bush (qui ne savait plus quelles actions
étaient dans son portefeuille) s’impliqua personnellement,
ce qui ne s’était jamais vu, pour faire changer les règles du
Treasury Department et ainsi octroyer de substantielles
réductions d’impôts à certaines compagnies pharmaceutiques
dont Eli Lilly. Le hasard fait tellement bien les choses.

Peu après, Brian Mulroney avait promis d’édifier une loi permettant à des compagnies de produire un médicament sous licence alors que le brevet appartient à une autre compagnie. Habituellement, cette pratique fait baisser le coût des médicaments. Mais le gouvernement Mulroney a négocié le libre échange. Le gouvernement Reagan, dont les relations de
son vice-président (Bush père) ne constituaient qu’une infime partie des liens qu’il entretenait avec le secteur pharmaceutique, en a profité pour faire pression sur le gouvernement Mulroney qui a reculé.

Il a d’ailleurs si bien reculé devant les pressions qui se sont
accentuées quand Bush a remplacé Reagan, qu’il a fini par
renforcer le système des brevets.»

Jeffrey Robinson, Prescription Games.

lundi, juillet 22, 2002
 
« Géopolitique et avenir du Québec »

« Les grands pouvoirs fédéraux du XIX siècle
sont nés du chemin de fer, du télégraphe et
de l’industrie lourde. Le pouvoir est complètement
dans ses communications et, à l’heure actuelle,
les communications changent radicalement.
Donc, le pouvoir est appelé à des changements
radicaux. Il est presque probable et certain
que les pouvoirs politiques de l’avenir seront
régionaux et locaux, parce que l’action sera
déterminée aux niveaux régional et local.»

Le Canada se forma, en partie, pour unir les
provinces, grâce aux réseaux de communications.
Avec le temps, ce réseau, Est-Ouest, fut supplanté
par un réseau d’échange Nord-Sud. Cette union
revêti alors un caractère plutôt artificiel.

L’idée d’indépendance, au Québec, semble
prendre sa source dans l’augmentation de la
part du secteur des services. Étant donné que
ceux-ci s’offrent en premier à la population locale,
le sentiment de dépendre exclusivement des
échanges canadiennes s’amenuisa.

Un contrôle extérieur de tout ce qui nous devient
propre, et qui doit être gérés et administrés sur le
territoire, revient à nous traiter comme des immatures
ou des incompétents. Ce que nous ne sommes pas du tout.

« Les motifs qui justifient la souveraineté et
l’indépendance comprennent :

- L’obligation morale de se gouverner soi-même
lorsqu’on est apte et capable de le faire.

- L’indépendance, qui est l’aptitude et la capacité
de choisir ses dépendances, rend plus apte à mettre
en pratique les principes permanents de l’action…

- …rendre responsable de ses actes, (et) plus
apte à agir d’une manière consciente et vraie.

- …faire passer la société québécoise du statut de
revendicateur de droits à celui de société agissante.»


jeudi, juillet 18, 2002
 

« - Je suis un brigand : je vis en volant les riches.
- Je suis un gentleman : je vis en volant les pauvres.»

George Bernard Shaw, L’homme et le surhomme.


« Dans toute communauté, ceux qui portent le poids
de l’impôt son naturellement portés à s’en débarrasser,
s’ils en sont capables. Les classes sociales luttent pour
s’en défaire. Si elles y parviennent, le fardeau doit, bien sur,
retomber sur les épaules de d’autres personnes qui, à leur
tour, s’efforcent de s’en débarrasser. Et, pour finir, le fardeau
incombe à ceux qui ne feront pas, ou qui seront incapables
de faire les efforts qui leur permettraient de s’en soulager.
Il s’agit, en général, d’une lutte unilatérale, dans laquelle
seuls les riches sont engagés et… dans laquelle les pauvres
sont toujours acculés au pied du mur.»

Le procureur James C. Carter, 1895.

mercredi, juillet 17, 2002
 
Sur les Industries Pharmaceutiques (3)

Au début des années 80, trois secteurs prirent
de l’importance au yeux des géants de l’industrie
fortement technologique.

Les accords sur :

- l’investissement
- les services
- la propriété intellectuelle

Par la propriété intellectuelle on sous-entendait,
plus particulièrement, la protection des brevets
pharmaceutiques et, incessamment, les logiciels
informatiques, l’électronique et la production
cinématographique. Tous des secteurs névralgiques,
pour les Américains.

Le problème résidait dans le fait que certains
pays avaient instaurés, depuis longtemps, des
législations de type nationales.

Comme :

- l’encouragement des ventes de produits
génériques ;
- des plafonds tarifaires pour les produits
de marque ;
- des limites aux profits des grosses
compagnies.

Dans ce cadre de législations, les multinationales
ce devait d’abattre toutes ces barrières à leurs
profits. La stratégie, pour y parvenir, consistait
en une forme de répétion générale, que devenait
le libre échange canado-mexicain, en vue d’une
plus grande démarche à venir.

Cette stratégie américaine s’apparente à une forme
d’étapisme. À chaque signature d’accord obtenu,
la prochaine étape, déjà inclus dans la précédente,
sert à former l’opinion, à la préparer graduellement
à accepter ce qui devient fatalement effectif, mais
qui semble être le fruit d’un large consensus.

Il est clair, qu’en s’attaquant aux réglementations
canadiennes de l’industrie pharmaceutique, le but
visé était de nouvelles règles qui pourraient, par
la suite, ce généraliser à l’O.M.C ou au GATT,
et ainsi assurer la totale domination américaine,
dans les secteurs déterminants et précédemment
mentionnés.


mardi, juillet 16, 2002
 
LA NOUVELLE DONNE

Au début des Trentes Glorieuses, en raison de la
croissance, sans précédent, et du danger de
propagation des idées communistes, en occident,
on présenta un nouveau pacte social, qui se résume
en la participation, pour la majorité, à la création
de la richesse, que procura les nouvelles techniques
d’organisation, de gestion et de fabrication.

«On assista dans les pays industriels développés
à l’intégration des opprimés, fondé sur le contrôle
total des forces de production et la satisfaction
croissante des besoins, offrant à la société une
garantie contre les changements nécessaires.»
( Marcuse )

Les luttes syndicales et les augmentations de
salaire furent permis dans des limites raison-
nables.

Le problème, et ce ne fut pas du tout anticipé,
consistait à savoir où irait la nouvelle et relative
richesse des salariés. Une grande partie servit à
l’achat de maison, de mobilier, d’appareil électro-
ménagers, de voiture et de nouveaux loisirs.

Mais il restait encore une partie des salaires qui
pouvait être investi sous la forme de placement.

C’est à partir de ce moment que les fonds
d’assurances et de retraites connurent une
expansion phénoménale.

Ce qui n’avait pas été anticipé, devint alors
le début du cauchemar ouvrier.

Avec ces sommes considérables d’épargne
capitalisé, les multinationales pouvaient
bénéficiés de capitaux abondants, pour
moderniser leurs procédés de fabrication.

Plus l’automatisation, la télé-communication
et la robotique se développèrent, plus le travail
humain perdit de son importance et de sa valeur.

Les multinationales se transformèrent en
transnationales, ce qui permis d’éparpiller et de
disséminer les diverses opérations de production
et de mise en marché, selon l’économie des
coûts de la main d’œuvre.

Évidemment, le résultat fut une nouvelle
indépendance des entreprises face au travail,
ainsi que la financiarisation de l’économie.
Dans le troisième tome du Capital, Marx avait
esquissé, ce qu’occasionnerait l’autonomie du
capital industriel face à un armé de chômeurs.

La nouvelle situation permet donc que,
si on s’attaque pièce par pièce aux acquis
difficilement obtenus depuis cinquante ans,
le démantèlement saura pratiquement
accepté comme une fatalité.

Années après années, il suffit d’introduire
de nouveau créneaux. La conciliation, la compé-
titivité, la souplesse, la participation; ce qui
culminera dans l’idée du caractère dépassé et
nuisible, pour les travailleurs, du syndicalisme.

Il n’y a maintenant plus aucun frein pour
contenir l’extraordinaire puissance que possède
le capital et ses acteurs, ses représentants et ses
gourous, puisque toute autre forme d’alternative
obligerait à effectuer des changements si profond,
que l’on craint de tout dérégler cette belle méca-
nique rationnel, mais surtout si efficace.

lundi, juillet 15, 2002
 
Mulroney

Sans doute pour renvoyer l’ascenseur,
suite aux généreuses contributions de
Paul Desmarais, ainsi que celles consenti
par d’autres donateurs à la campagne
électoral du parti libéral de M. Trudeau,
le gouvernement autorisa la diminution
des impôts des corporations.

De 50 % du revenu total du pays, elles
tomberont à 30 %. La part des impôts sur
le revenu des particuliers augmenteront,
progressivement, mais sans toutefois parvenir
à combler l’état déficitaire des budgets qui
allait s’en suivre à l’avenir.

Avec une croissance économique égale ou
supérieure au taux d’intérêts, le déficit
ne causait pas nécessairement de problème
majeur.

Au début des années 80, la récession allait
complètement bouleverser ce précaire état
d’équilibre.

« Avec une économie en nette régression
et des revenus fiscaux en chute libre, le
déficit se mit à prendre de l’ampleur.»

Après cette période, va s’ensuivre des
politiques de hauts taux d’intérêts, qui
ressemble davantage à un détournement
des ressources budgétaires vers les grands
rentiers; ceux-là même qui iront aussi à
New York, pour demander aux agences de
cotations de maintenir une évaluation
sévère de l’état du crédit canadien et
québécois.

C’est à ce moment qu’apparaît Tom D’aquino
et le conseil canadien des chefs d’entreprise.

Fort de leur victoire contre le budget du ministre
des finances du deuxième mandat libéral,
auquel les réforme fiscal visait les riches, le
CCCE devint confiant, et décida ainsi de passer
à une autre étape beaucoup plus ambitieuse.

Ce devait être l’adoption d’un programme
économique qui avantagerait les plus grandes
fortunes et les compagnies désirant investir
le très lucratif marché américain.

Selon ce programme, l’État devait se désengager
de tous les secteurs, laissant ainsi aux entreprises
la possibilité d’opérer ces champs, abandonnés par
le retrait du gouvernement.

On ne pouvait pas promouvoir ce grand
programme en proposant la disparition
de l’État interventionniste. Ce que les
canadiens auraient sûrement conspué.

On fit alors appelle à deux leitmotivs,
fort efficaces. La compétitivité dans le
nouveau marché mondial global, et les
dangers, sous-évaluer, d’un gouvernement
en prise avec un énorme déficit.

Ce sera alors une immense campagne de
relation publique, la plus grosse dans l’histoire canadienne,
ou les intervenantsseront tous de près ou de loin des
représentants des familles les plus actives et les plus riches.

Les études de C.D Howes, de l’Institut Fraser et de tous les publications à caractères économiques verseront abondamment dans un délire maniaque pour la même solution «objective».

Même la société d’État permettra ce type de
discours, sans jamais proposé la contre
partie saine et le débat. Après, s’ensuivra
des coupures à Radio-Canada, et la surprise
des journalistes, comme s’il n’avait pas compris
que ce type d’informations ferait disparaître
leur raison d’être et leur budget, trop élevé
au goûts des sbires du royaume de l’efficacité.

Ce grand programme atterrira donc sur le bureau
du nouveau premier ministre, Mulroney.



Linda McQuaig « Le Canada aux enchères»

vendredi, juillet 12, 2002
 
Paul VALÉRY «Mauvaises pensées et autres»

« La faiblesse de la force est de ne croire qu'à la force. »

Désiré NISARD «Pensées et caractères»

« Le libéral, c'est quiconque a une convoitise. Voilà pourquoi il y a
tant de libéraux. La qualité de la convoitise fait la qualité du libéral.
Celui qui convoite le pouvoir vaut mieux que celui qui convoite
l'argent. Mais tenez pour sûr que ni l'un ni l'autre ne se soucie de
la liberté. »

Maurice JOLY «Recherches sur l'art de parvenir»

« Quand on regarde au fond du coeur humain, on n'y trouve
guère que des instincts contraires à l'égalité ; et ces instincts
sont les plus violents de tous puisqu'ils s'appellent l'orgueil,
l'envie, l'égoïsme, l'intolérance, la passion de jouir et de dominer.
Comment donc les hommes tiennent-ils tant à l'égalité ?
La réponse ne sera pas sans intérêt.

C'est simplement parce qu'ils voient dans l'égalité (...) le moyen
direct de s'élever au-dessus des autres.

Qu'on retourne bien cette proposition, on la trouvera juste :
et si elle froisse un peu certaines candeurs, elle jette un jour très-vif
sur la politique et sur la vie sociale. »


mercredi, juillet 10, 2002
 
Le contrôle sociale

Lorsque le partie Nationale Socialiste pris le
pouvoir, Hitler instaura deux procédés de
contrainte lui permettant d’obtenir tous les
pouvoirs d’un État moderne.

Le premier consistait à s’approprier une partie
de la production industrielle et de la réorienter
vers l’armement, tout en ayant la subtilité
d’instaurer des mesures environnementales et
sociales.

Une majorité d’Allemands bénéficièrent de cette
politique agressive, mais ils furent nombreux à
subirent l’aveuglement de la phase impérialiste
du capitalisme.

De fait, au début du siècle, Rosa Luxembourg
avait analysé, dans son ouvrage l’Accumulation
du capital, ce sur quoi Marx avait trébuché, au
niveau théorique.

Si le taux de rendement diminuait constamment,
alors comment expliquer la capacité du capital
à ce reproduire ? Elle soutenait que, étant
donné l’amélioration des conditions ouvrières
dans les premiers pays industrialisés, il y aurait
une exportation de la misère et de l’exploitation
vers d’autres pays en développement.

Elle préconisa le socialiste, ou sinon ce serait
nécessairement la barbarie.

Le capitalisme, à cette époque, n’était donc
viable, dans sa phases de reproduction élargie,
que s’il entrait en guerre pour s’approprier d’autres
économies nationales. En particulier, celles qui
n’avaient pas été préalablement exploitées, au
niveau des ressources et des travailleurs, selon
une logique mercantile.

Aujourd’hui, il n’a plus besoin de ce type
d’intervention étatique pour poursuivre sa
logique destructive. Il va bon train.

Le deuxième procéder, consiste à contrôler les
individus.

À l’époque, la propagande et les premiers médias
de masse ont permis d’endoctriner la population.

Nous sommes ici au centre d’un problème.

Les médias ont été, dès leur début, l’outil
idéal. Il n’y a pas d’information transmis,
il y a des buts visés. Personne ne transmet,
dans cet univers, sans préalablement
vouloir contrôler et orienter autrui.

Herbert Marcuse (Culture et société)

« Au niveau moins évolué de développement
des forces de production, la société bourgeoise
n’avait pas encore les moyens de prendre en
tutelle l’âme et l’esprit sans jeter le discrédit
sur cette tutelle par le recours à une violence
de type terroriste.

Aujourd’hui une tutelle complète et le moyen
de l’imposer est devenu nécessaire : la satisfac-
tion massive des besoins, les études de marché,
la psychologie industrielle, les ordinateurs et la
fameuse science of human relations rendent
possible une harmonisation non totalitariste,
démocratique, spontané et automatique des
besoins individuels et des besoins socialement
nécessaires.»

mardi, juillet 09, 2002
 
LE CAS ESSO

Je tenterai, à chaque fois que ce sera possible,
d’introduire, de présenter ou de commenter les
textes qui me semblent pertinent. Ce sont là de
simples exercices libres, même si cela n’apporte
pas nécessairement une information professionnelle.

« Exxon Mobil, la plus grosse compagnie pétrolière,
est aussi le plus puissant sceptique au monde sur
les changements climatiques.

Si le plus grand pourvoyeur de combustibles fossiles
admet un jour ouvertement que le réchauffement
climatique est réel, cela pourrait s'avérer plus important
que n'importe quel arrangement de Kyoto. »

« Esso a donné plus d’un million de dollars aux
Républicains pendant le cycle électoral présidentiel
de 2000, plus qu’aucune autre compagnie pétrolière.
91% des dons d’ExxonMobil aux partis politiques
furent pour les Républicains.

Aussitôt élu à la Maison Blanche, Georges Bush a su
renvoyer l’ascenseur en proclamant la volonté des
Etats-Unis de ne pas ratifier le Protocole de Kyoto,
unique traité international de lutte contre le réchauf-
fement climatique. Les Etats-Unis étant responsables
de 25% des émissions globales de gaz à effet de serre,
le rejet du Protocole par G. Bush avec l’appui des lobbies
pétroliers et industriels a considérablement porté atteinte
à l’efficacité du Protocole, on a même pu craindre pour
sa survie.

Esso exploite fréquemment des études scientifiques
dépassées, bien sélectionnées ou incorrectes pour
appuyer sa position. Employant les tactiques mises
au point et éprouvées par les producteurs de cigarettes,
ces campagnes mensongères sur le réchauffement
climatique déroutent le public et les décideurs politiques
et sapent toute volonté politique de s’attaquer au
problème.

En quatre ans, le Danemark est parvenu à tirer 10%
de son électricité de l’énergie éolienne et prévoit de
passer à 50%, en 2030. Pourtant Esso continue
de contesté le potentiel des énergies renouvelables,
suggérant que les « sources d’énergies autres que
le pétrole » ne sont qu’ « une mode ».

Esso a fait 15,6 milliards de dollars de profits dans
le monde en 2001. Durant la même année, elle a
dépensé 7,9 milliards en exploration et production
de gaz et de pétrole, mais pas un dollar dans les
énergies renouvelables ou les biocarburants».

Pour terminer, il est à noter que leur partenaire de
l’industrie automobile use de publicités insidieuses
pour convaincre les jeunes que la liberté c’est de
posséder un véhicule.

La réalité, étant la même que celle de la consom-
mation de tabac, consiste à rendre dépendant, très tôt,
les consommateurs face à ces produits. Si un jeune
individu apprend à structurer son mode vie à l’aide d’un
véhicule, il pourra difficilement concevoir une vie aussi
agréable sans cet outil devenu essentiel.

Par ailleurs, Edgard Morin, publia une petite étude
sociologique sur les utilisateurs de ce moyen de
transport.

Il prétend que l’engouement pour la voiture pourrait
s’expliquer par l’illusion de la liberté. Le fait de pouvoir
franchir un espace considérable, dans un temps très
bref, à n’importe quel moment du jour et de la nuit,
pour un but précis ou sans raison, donnerait au
conducteur une grande apparence de liberté.


Comme s’il y avait une forme de compensation,
plus le degré de liberté réel demeure faible, plus on
doit recourir à cette sorte d’expédient. Présumons
que cette dialectique doit aussi affecter l’individu, dans
tous ces autres choix de consommations.

Il deviendrait une proie facile pour les vendeurs de
succédanés de rêve et de produits superflus.

On pourrait, par contre, y opposer la vie du cycliste,
qui mentionne souvent que le vélo serait un mode de
vie, une attitude face à l’autonomie, une façon de ce
ménager l’essentiel, de s’y tenir sans éprouver
le besoin effréné de ce prouver à lui-même
sa liberté chèrement monnayée.

lundi, juillet 08, 2002
 
L’échec du capitalisme

« C’est précisément la vitesse, l’accélération du
processus de destruction créative, qui constitue
la nouveauté dans le capitalisme de marché
actuelle.»

Pensons à la vitesse à laquelle tant de produits
deviennent périmés. La création de nouvelles
valeurs marchandes se fait grâce à la destruction
des anciennes.

Si ce système économique est devenu le plus
efficace, il y a quand même un prix à payer
pour l’impossibilité d’offrir un autre mode de
fonctionnement, moins dilapidateur de
richesse.

On rapporte que le capitalisme à triompher,
parce qu’il permettait la création de produits
les plus variés, tout en générant le maximum
de profit avec le minimum de dépense.

L’efficacité, quoi !

Dans un monde sensé, où l’on jugerait de
la performance d’un mode de production
selon les rejets qu’occasionne la prise en
charge des besoins par l’industrie, il n’est
pas du tout certain que le système de
destruction créative capitaliste serait si
efficace.

vendredi, juillet 05, 2002
 
Le logement

Aujourd’hui, on prétend que si on favorisait les
petits entrepreneurs en bâtiment, ils construiraient
assez de logement pour résorber la pénurie.

En fait, on suppose qu’ils laisseraient tomber le
but premier de leur entreprise, qui est d’offrir des
espaces plus ou moins luxueux, leur raportant des
revenus de locations élevés, pour couvrir leurs
dépenses en entretiens, en rénovations, et ainsi
obtenir une augmentation de la valeur des immeubles,
afin, évidemment, de vendre avec profit.

Donc, personne n’a intérêts à construire, et ce
serait même stupide, des logements pour les
gens à moyen et faible revenu.

La question du logement (Engels)

« L’extension des grandes villes modernes confère
au terrain, dans certains quartiers, surtout dans
ceux situés au centre, une valeur artificielle,
croissant parfois dans d’énormes proportions;
les constructions qui furent édifiées autrefois,
au lieu de rehausser cette valeur, l’abaissent
plutôt, parce qu’elles ne répondent plus au
conditions nouvelles; on les démolit donc et on
les remplace par d’autes. Ceci a lieu surtout pour
les logements ouvriers qui sont situés au centre
et dont le loyer ne peut jamais, ou du moins qu’avec
un extrême lenteur, dépasser un certain maximum.
On les démolit et à leur place on construit des
boutiques, de grands magasins, des bâtiments
publics (et des condominiums).

Il en résulte que les travailleurs sont refoulés du
centre des villes vers la périphérie, que les loge-
ments ouvriers, et d’une façon générale les petits
appartements deviennent rares et chers et que
souvent même ils sont introuvables; car dans ces
conditions, l’industrie du bâtiment, pour qui les
appartements à loyer élevé offrent à la spéculation
un champ beaucoup plus vaste, ne construit jamais
qu’exceptionnellement des logements ouvriers.

En réalité, la bourgeoisie n’a qu’une méthode
pour résoudre la question du logement à sa
manière- ce qui veut dire : la résoudre de telle
façon que la solution engendre toujours à
nouveau la question.»

Ce que le secteur privé peut faire c’est
d’obtenir des bénéfices. Le reste ne fait pas
partie de sa logique. Le logement, pour une
proportion de la population, demande des
mesures sociales et économique publique.

« Ce qui est certain, c’est qu’il y a dans les
grandes villes déjà suffisamment d’immeubles
à usage d’habitation (ou pouvant être convertis)
pour remédier sans délai par leur emploi rationnel
à toute véritable crise du logement.»

jeudi, juillet 04, 2002
 
La grandeur du politique

Pour Weber, chez l’homme politique «le goût de
la violence est une faiblesse secrète.»

« Mais il y a une force, celle du vrai politique, qui est
par-dela ces vertiges…»

Cette force, « parce que son action est une oeuvre,
et que son dévouement à une cause grandit hors
de lui, a une puissance de ralliement qui manque
toujours aux entreprises de la vanité.»

Sauf que, à l’époque de (W)eber, la propagande
était à ses premiers balbutiements.

Le paradoxe d’une population, de plus en plus
informée et de plus en plus bernée ne c’était
pas posé dans des proportions aussi déterminantes.

La question est : pourquoi ou comment un individu
aussi dégénéré que W à réussi à s’emparer du
pouvoir ?

Dans dix ans, nous seront encore plus instruits,
mais qu’adviendrat-il de notre culture politique ?

L’Amérique n’est pas plus fautive que nous.
Elle nous précède dans la décadence.



mardi, juillet 02, 2002
 
LA VASTE ESCROQUERIE DE L’ANTITERRORISME CANADIEN

« Seriez-vous surpris si l’on vous disait que les menaces d’attentat
à l’arme biologique contre le métro de Montréal avaient été l’œuvre
d’un agent de renseignement des services secrets canadiens
(SCRS -Service canadien de renseignement de sécurité) ?
Et si l’on vous disait que c’est un informateur de la Gendarmerie
Royale du Canada (GRC) qui avait suggéré d’utiliser un camion-
citerne pour faire sauter une mégabombe dans le quartier
d’Outremont?

(…) Après l’écroulement du World Trade Center, Washington
fait comprendre à Ottawa que l’heure n’est plus aux paroles,
mais bien à la mise en place de mesures ultrasécuritaires
sans précédent.

Et pour obtenir satisfaction, le gouvernement des États-Unis
joue sur la principale faiblesse du Canada: sa dépendance
économique vis-à-vis du géant américain, où sont destinées
80% de ses exportations.

En effet, en ralentissant drastiquement le flux des échanges
commerciaux canado-américains dans la foulée du 11 septembre,
Washington affaiblit délibérément l’économie canadienne dans le
but d’obliger Ottawa à livrer la marchandise.

Ce faisant, Ottawa se retrouve devant une position intenable :
comment amener l’opinion publique à consentir à sacrifier
certaines libertés et à applaudir l’adoption d’une politique
ultrasécuritaire draconienne alors qu’aucun acte de terrorisme,
ni même aucune tentative en ce sens, n’ont été recensés dans
ce pays depuis au moins quinze ans ? Et c’est justement à cette
étape-ci que les coups tordus de certains informateurs à la solde
de la police secrète canadienne viendront à la rescousse du
gouvernement fédéral.

Tout d’abord, le 1er octobre 2001, il y a eu l’annonce qu’une
mystérieuse cellule montréalaise du réseau Al-Qaida d’Oussama
ben Laden aurait menacé de prendre pour cible le métro montréalais
en mars 1998.

Est-ce le fruit du hasard si une semaine après, le premier ministre
Jean Chrétien déclara pour la première fois que « le Canada risque
d’être la cible des terroristes » ?

Pourtant, quelques semaines plus tard, il sera dévoilé que l’auteur
de ces menaces n’était nul autre qu’un informateur du SCRS, qui
avait même pris l’habitude, depuis plusieurs années, d’envoyer de
telles menaces aux quatre coins de la planète, le tout en bénéficiant
de la puissante protection des services secrets canadiens!

Puis, près de deux mois après l’affaire des pseudo-menaces
d’attentat contre le métro de Montréal, une autre nouvelle
retentissante s’empare des manchettes : un complot terroriste
contre la communauté juive d’Outremont. Cependant, ce ‘pétard’
s’avérera être aussi mouillé que le premier. En effet, quelques jours
plus tard, une révélation encore plus explosive atterrit au beau
milieu des pages de La Presse, dans un article signé par André Noël,
intitulé : «L’homme qui voulait poser la bombe à Outremont était un
agent double. »

Ainsi, les deux seules menaces d’attentat terroriste contre des
cibles situées en sol canadien n’étaient ni plus ni moins que des
canulars fabriqués par des informateurs rémunérés par la police
secrète ! Et compte-tenu du climat de psychose d’attentat
soigneusement entretenu par une fixation de l’information sur le
sujet brûlant du terrorisme, ces fausses-nouvelles furent reprises
avec très peu ou pas du tout d’esprit critique.»


lundi, juillet 01, 2002
 
Facteurs de maladie

Il n’y aurait pas que l’hérédité, la mauvaise
alimentation, les abus ou encore l’exposition
à des produits toxiques qui engendreraient
des problème de santé, car

« en plus du revenu ou du niveau de scolarité,
en plus de l’appartenance à une catégorie
professionnelle ou à une classe sociale, des réalités
comme l’estime de soi, le sentiment d’exercer un
contrôle sur sa vie ou sur le rang qu’on occupe
dans la hiérarchie se reflètent sur l’état de santé.»

Lorsque ses facteurs psychologiques nous sont
défavorables et ne nous permettent pas de
maintenir un contrôle sur notre vie, il s’ensuit

« une incapacité à faire diminuer le stress qu’on
ressent dans les moments de tension.»

Ce qui nous ramène à l’état d’anxiété prolongé qui
résulte de la pauvreté. Une forme d’inquiétude
vécue quotidiennement et insidieuse qui fait
d’énorme dommage, tant sur le morale que sur
les actions des personnes qui y sont confrontée.

En fait,

« être ou ne pas être en santé dépend bien plus,
à l’échelle des collectivités, de facteurs sociaux que
de facteurs individuels.»

Et surtout,

« ce sont les inégalités sociales comme telles qui
sont à la source des inégalités de santé.»


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