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Sauvage
vendredi, juin 28, 2002
 
Le Hasard

Quelques jours avant le 11 septembre,
des profits on été réalisés, grâce à des
transactions boursières, impliquant des
sommes de l’ordre de plusieurs milliards.

Ce sont probablement des délits d’initiés,
impliquant des holdings, qui pourrait être
relié au positionnement des investisseurs
dans le secteur de l’armement.

On apprend, par ailleurs, que, outre la
compagnie Unocal, le puissant groupe
Carlyle ( 11 ième place des fabricants
de matériel de défense américain) aurait
bénéficié de ses transactions douteuses.

Il est à noté que, par hasard, George
Bush ferait partie du conseil d’administration,
tout en ayant, bien sur, des participations
dans cette compagnie.

Ce même George aurait aussi effectué des
visites officielle, en Arabie, entre 1998 et
2000, auprès de la famille Ben Laden.

Peu de temps avant, lorsque le Koweit
fut libéré, une royauté sur l’exploitation
d’un ou de plusieurs puits fut attribuée à
une compagnie pétrolière, du Texas ?, pour
remercier les bons et secourables américains.

Toujours, par un heureux hasard, George
W. et un frère Ben Laden avait aussi leurs
lots d’actions dans cette entreprise.

Comme quoi les riches et puissants aiment,
sans doute, entretenir des liens familiaux
étroits, histoire de maximiser les possibilités
de profits alléchants.


jeudi, juin 27, 2002
 
Sur les Industries Pharmaceutiques (2)

Peut-on justifier le coût des médicaments
par les dépenses en recherche et développement,
qu’occasionne, pour les laboratoires, l’obligation
d’être à l’affût des nouvelles percées dans ce
domaine ?

Non. « …la recherche fondamentale qui permet
les véritables percées en matière de médicaments
est, pour l’essentiel, payé par des fonds publics,
dans des centres de recherche universitaires ou
dans les hôpitaux universitaires.»

Alors, qu’est-ce qui expliquerait l’obligation de
maintenir un taux de rendement, ou une marge
de profit si élevée ?

En fait, «c’est une guerre essentiellement
commerciale» pour s’approprier une gigantesque
part du marché, qui en serait la clé.

Le prix des médicaments s’expliquerait, davantage
par les dépenses en communication et marketing
agressives, qui coûterait plus cher que tous les
frais de recherche et de développement.

Ils veulent vraiment nous faire avaler la pilule.



mercredi, juin 26, 2002
 
DISTINGUO

SYSTEME DE SANTÉ (PRÉVENIR)

ET

SYSTEME DE SOINS (GUÉRIR)

« Le « système de santé », c'est l'ensemble organisé de
mécanismes, de fonctions et d'activités qui, à l'échelle
d'une collectivité, contribuent à assurer la santé du plus
grand nombre. Font partie du « système de santé » les
réseaux d'aqueduc, les systèmes d'égout, la collecte
des ordures, l'épuration des eaux, les équipements
sportifs, l'emploi, etc.

Bref, le « le système de santé », c'est tout ce qui, de
loin, prévient la maladie.

Par contre, le « système de soins » ou le « système
de services » évoque l'ensemble organisé de fonctions
instituées dans le but de stabiliser l'état ou de restaurer
la santé des personnes affectées de certains problèmes
organiques. Atteint d'un cancer au poumon, on ne disserte
pas sur le système de santé : on recourt au système de
soins.

La redistribution des fonds publics peut détruire le
« système de santé » de certaines régions au profit
d'autres régions, tout en maintenant un système de
soins efficace, moderne et performant.

Certaines orientations décisionnelles majeures prises
et maintenues depuis le début des années 1970 sont,
dans les faits, en train de défaire le Québec.»



mardi, juin 25, 2002
 
A ne pas oublier que, parfois :

«L'art de la politique est de faire en sorte que les
gens se désintéressent de ce qui les concerne.»

Daniel Mermet







 
CHRONIQUE D’UNE MORT ANNONCÉE

Passage aura passé,
Tel un météore, dans
Un beau ciel étoilé.

Sans doute, mais il me semble affligeant de constater,
au rythme ou disparaissent les émissions de qualités,
pour être remplacé par des produits insignifiant, voir même
puéril, que si cela s'amplifie, nous n’aurons plus uniquement
que nos propres ressources personnelles pour parvenir à
s’extirper de notre médiocrité.

D’autant plus que le faire seul n’est pas aisé.

Car, souvent, c’est grâce à la réflexion de ceux qui en
savent plus que nous, que nous sommes, par l’émulation,
tenté de ce dépasser, dans une aventure intellectuelle.

Passage, nous aura permis au moins ce luxe, puisque,
en ces temps-ci, c’en est véritablement devenu un.

L'ignorance dirigeante.
(La réforme Lafrance-Rabinovitch et la fin de la radio
culturelle québécoise)

Jean Larose
Le Devoir

«Devant la catastrophe, l'intellectuel a souvent dans
l'histoire la joie mauvaise de se dire qu'il l'avait prévue.

Plusieurs fois, nous avons analysé pour nos auditeurs
la forme nouvelle du pouvoir -- festif, inculte, nihiliste --
qui fait tout pour étouffer son vieux rival lettré.

Hélas, après tant d'émissions sur la crise de la culture,
la société du spectacle ou le refoulement de la pensée
critique par la contre-culture de consommation, tant
d'émissions où nous avions, ironiquement, conclu que
si notre analyse était juste, nos patrons devaient
logiquement nous éliminer, la dernière chose que
Passages donne à penser à ses collaborateurs, ses
amis, ses auditeurs, est sa suppression effective.»





lundi, juin 24, 2002
 
Digression

À la personne qui se cherchait un but, un projet
hautement valable qui guiderait sa vie, Goethe
répondit que:

« L’universalité des intérêts et l’harmonie des
facultés»,

constitueraient l'essentiel d'une vie digne d'être
vécue.







dimanche, juin 23, 2002
 
LES SOINS DE SANTÉ

Tous les journalistes qui sont les courroies de transmission d’un discours intéressé, qui souhaiterait voir les soins pris en charge par le secteur privé et le système d’assurance individuel, noircissent trop souvent la situation à l’aide de statistiques bien choisis.

Selon eux, notre système s’écroulera devant l’augmentation des coûts irréversible que produira le futur déséquilibre démographique.

A ce sujet, des auteurs plus consciencieux préfèreraient nuancer et éviter ainsi d’utiliser la technique de dramatisation.

« …des analyses économiques fines montrent que, contrairement à la croyance populaire, le vieillissement de la population et l’évolution de la population totale ne devraient pas causer de nouveaux problèmes financiers majeurs au Québec au cours des prochaines années.

…ce n’est pas le vieillissement de la population comme tel qui est la cause principale, mais la façon dont on consomme les services de santé. Or, rien ne dit qu’on ne peut pas y changer quelque chose. (…)»

Par ailleurs,

« l’augmentation annuelle…des dépenses publiques de santé grimpera tranquillement jusqu’à un maximum de 1,6% en 2031 seulement – ce qui nous laisse…assez de temps pour trouver, ne serait-ce qu’en observant ce qui se passe dans d’autres sociétés aux prises avec le même phénomène, de meilleures façons de répondre aux besoins des personnes vieillissantes.

Selon Michael Rachlis, le vieillissement de la population ne mettra pas le système de santé en faillite.»

Donc,

« soutenir que le vieillissement de la population fera exploser les coûtsdu système est une fausse vérité.»

Yanick Villedieu « Un jour la santé»

Considérant les réformes apportées, on peut affirmer que, avec de meilleurs informations sur les services offerts et le lieu plus approprié pour obtenir de bons services, moins coûteux qu’une rencontre rapide avec un praticien qui ne connaît pas nos antécédents, le problème est
avant tout celui de la manière dont on utilise ces services.

Sans oublier que la génération de 40 à 55 ans, ne devrait pas être la plus problématique,puisqu’ils ont la connaissance, l’information, le revenu, les loisirs et la situation propice à une retraite saine et en santé.







 
«La façon intelligente de maintenir la passivité
des gens, c'est de limiter strictement l'éventail
des opinions acceptables, mais en permettant
un débat vif à l'intérieur de cet éventail - et même
d'encourager des opinions plus critiques et
dissidentes.

Cela donne aux gens l'impression d'être libres de
leurs pensées, alors qu'en fait, à tout instant, les
présuppositions du système sont renforcées par
les limites posées au débat.»

Noam Chomsky





 
LES LIBERTÉS DE LA PRESSE

«L'emprise des multinationales sur l'opinion
publique est une des choses incroyables du
monde occidental. Aucune autre forme de
pouvoir n'a réussi à éliminer des média,
si élégamment, et avec autant d'efficacité,
toute forme d'objectivité - sans même parler
de dissidence.»

Gore Vidal (citation modifiée)







jeudi, juin 20, 2002
 
La Mutiplication des sources
d’informations

Aux Etats-Unis, au début de la première
guerre mondiale, les firmes de relation
publique deviennent nécessaire pour
façonner l’opinion et ainsi permettre
aux diverses factions et pouvoirs
d’imposer une future domination
politique et économique américaine.

Cette façon de prendre en charge le
contrôle de l’information, permettra,
tout en préservant les libertés de la
presse, d’orienter la perception du
public face aux actions des multination-
nales et des gouvernements.

Plus l’écart est grand entre la perception
et les actions ou les enjeux réels, plus
l’entreprise de propagande devra être
efficace.

Conséquemment, le nombre et la diversité
des sources d’informations ne sont pas
suffisants pour permettre un éclairage
contrasté des faits.

Les versions, soit disant officielles, que
propagent les spécialistes de la communi-
cation, sauront toujours relayer par de
serviles journalistes, choisis selon le seul
critère de crédibilité et selon leur capacité
à se prétendre et à mimer l’objectivité.

Ainsi, on peut être le pays le plus
belliqueux, imposer partout la loi du
glaive, tout en bernant sa population,
en lui ménagent sa bonne conscience.

En ayant le culot de lui suggérer que Dieu
protège le peuple, alors que le Diable
n’en voudrait pas. Il aurait trop peur
de se salir. Même Satan a une éthique.

En fait, Belzébuth décède, le jour de la
naissance du premier monstre. Cette
création, par le protestantisme, d’un
esprit infantile et grotesque.

Et ainsi,

«L'écart gigantesque entre ce que font les
dirigeants des Etats-Unis dans le monde et
ce que les citoyens américains croient
qu'ils font est une des grandes réussites de
propagande de la mythologie politique
dominante.»

Michael Parenti



mardi, juin 18, 2002
 
Michael Lerner

«Le prix à payer pour être présenté par les
médias comme un candidat aux élections
présidentielles "responsable et sérieux"
est généralement d'être en accord avec la
distribution actuelle de la richesse et du
pouvoir.»








 
COMME QUOI C’EST POSSIBLE

Plus on nous serine que l’évasion fiscale est un
mal qui fait partie de la globalisation, plus on croit
à cette fatalité.

La globalisation étant rationnelle, alors que
la mondialisation serait raisonnable, voir à
visage humain, nous devrons lutter ardemment
pour que la deuxième oriente la première.

Si la corruption s’étend en empruntant les
réseaux mondiaux de blanchiments, il suffirait
de briser la règle du secret bancaire, pour
faciliter les enquêtes. Je ne crois pas que cette
mesure brimerais la liberté de la majorité des
populations, qui n’ont aucun intérêt dans
ces pratiques.

Dire que c’est un problème complexe, auquel
les solutions simples ne seraient pas efficaces,
permet d’empêcher justement ce qu’il faut faire,
agir. Après l’action, on peut toujours apporter
des corrections. Mais on peut difficilement
corriger ce que l’on ne fait pas.

Voici un exemple :

«Sept paradis fiscaux ont été épinglés, par
l'Organisation de coopération et de dévelop-
pement économiques (OCDE) et mis sur une
liste noire pour leur refus de toute collaboration
internationale dans la lutte contre l'évasion de
fonds.

Parmi ces Etats et territoires, trois se trouvent
en Europe (Andorre, Monaco et le Liechtenstein),
trois sont des îles du Pacifique (Îles Marshall),
et un pays se situe en Afrique (le Liberia).

Ces sept pays figuraient déjà dans une
précédente liste, officialisée en juin 2000,
aux côtés de 31 autres Etats qui entre
temps ont donné des gages suffisants,
pour l'OCDE, de collaboration avec
l' Organisation internationale.

L'OCDE exige de ces sept paradis fiscaux
toujours sur la liste noire une plus grande
transparence de leur système fiscal et à la
mise en place d'un échange d'informations
fiscales avec les pays de l'OCDE d'ici la fin
2005, par exemple en cas d'enquête pour
évasion de fonds. Si des progrès ne sont pas
faits dans ce sens d'ici un an, l'organisation
internationale pourra prendre des «mesures
de défense» telles qu'une taxe décourageant
le placement de fonds dans les territoires
épinglés, ou bien l'abrogation des traités
fiscaux bilatéraux liant ces pays à ceux
de l'OCDE.»

Par ailleurs,

«Dictateur du Nigeria de 1993 à 1998,
Sani Abacha aurait pillé ce pays pétrolier,
le plus peuplé d’Afrique. Plus d’un milliard
de dollars ont été cachés dans des banques
suisses, britanniques, luxembourgeoises,
américaines, liechtensteinoises.

La plus grande affaire de blanchiment à avoir
secoué la Suisse ces dernières années touche
à sa fin: la famille du dictateur nigérian Sani
Abacha devrait rendre au Nigeria un milliard de
dollars (plus de 1,6 milliard de francs) volés dans
les caisses publiques du pays. Plus de la moitié
de cette somme est actuellement bloquée dans
les banques suisses qui avaient eu les Abacha
comme clients au cours des années 90.»

http://www.transnationale.org/default.htm

Et pour des solutions que l’Union Européenne
sera probablement à même d’être la première
à instaurer, voir :

La taxe Tobin et ses nouvelles propositions plus
adéquates que l’on trouve sur le site Attac

http://www.attac.org/indexfr/index.html



lundi, juin 17, 2002
 
DISCOURS DE FIN DE MANDAT

«La liberté d'une démocratie est en danger si le
peuple tolère l'emprise croissante de puissances
privées (au sein des médias) au point où elles
possèdent plus de pouvoir que l'état démocrati-
que lui-même. C'est l'essence même du
fascisme -la mainmise sur le gouvernement
d'un individu, d'un groupe ou de tout autre
pouvoir de contrôle privé.»

Président Franklin D. Roosevelt

Au début du XX* siècle, les grandes puissances
du capital ont admirablement bien saisi
l’essence de la révolution que constituerait la
démocratisation des médias de masse.

Ils comprirent que le pouvoir ne serait plus
jamais entre les mains des palementaires,
dès qu’ils mettraient la main sur la totalité
des médias d’informations et de divertissements.

Le pain et les jeux pour la plèbe. Ainsi nous
pourrons piller, en toute tranquilité.

Et pour terminer, il nous faut nous avouer,
une fois pour toute que l’entreprise de production
médiatique ne constitue aucunement une
entreprise capitaliste.

Au contraire, se serait le plus parfait exemple
d’un fonctionnement qui échappe aux règles
de l’économie de marché.

Les sommes qui doivent être engouffrées
dans les premières années, non-rentables,
interdit l’entrée sur le marché (dites contraintes
à l’entrée) à toute forme de production de
discours qui ne représente pas les intérets du
pillage de la collectivité, à grande échelle.

Ainsi on a donc compris quel était le levier par
excellence pour s’approprier la puissance,
étant entendu que l’on laisserai l’ombre,
que devient le pouvoir, entre les mains des
politiciens.

Quel beau chant du cigne que celui de
la démocratie parlementaire lorsqu’elle veut
étendre le proccessus du pluralisme des débats
à la presse dites de média de masse.




 
LE TRAVAIL AVANT TOUT (2* partie)

Le texte qui suit peut aider à remettre
en perspective notre rapport au travail.
Il faudrait ne pas prendre ces distinctions
de manière absolue. Elles servent,
principalement, à redonner du sens à
certaines activités déterminantes.

«Le travail est l'activité qui correspond au
processus biologique le plus fondamental.
Mais c'est précisément pour cette raison que
le travail ne peut en aucun cas représenter
la valeur humaine la plus importante.(…)

Si le travail est vital, il s'agit, de la vie au sens
biologique, de la vie en tant qu'elle distingue les
êtres vivants des choses inertes, bref de ce que
les Grecs appelaient zoé; mais la vie humaine
(bios), cet espace de temps tissé des
événements qui s'intercalent entre la naissance
et la mort, de ces événements qui peuvent être
racontés, unis dans un récit, la vie, donc, en
ce deuxième sens, proprement humain, ne
s'exprime pas dans le travail.»

Ce qui nous donne:

Animal laborans / Homo faber

Travail ////// Oeuvre
Objet ////// Appartenance-au-monde
Technique /Language
Zoé ///////// Bios

Malheureusement, «dans le monde moderne,
la différence, essentielle, entre travail et œuvre
tend à disparaître, l'œuvre étant résorbée dans
le travail.»

Pire encore, un individu qui n’aurait pas de
travail n’aurait rien de valable.

Pour cette raison,

«H. Arendt distingue, au sein de la vie active,
une première division essentielle entre les
activités qui concernent le domaine public et
celles qui ont trait à la vie privée (le travail);
elle rappelle que ce domaine privé, pour les
Anciens, loin d'être comme pour nous celui
de la réalisation du bonheur individuel, était
essentiellement celui du besoin, de la nécessité
imposée pour reproduire les conditions de la vie
humaine.

Le domaine public, au contraire, est celui de
l'action, celui dans lequel l'individu libre peut
se consacrer aux affaires publiques, celui des
rapports entre égaux, celui dans lequel
seulement il est possible de parler du bonheur,
celui enfin dans lequel chaque homme peut
entrer dans la mémoire de la communauté et
gagner ainsi sa part d'immortalité. Il est donc
clair que mener une vie uniquement privée,
c'est, dans ce contexte, mener une vie privée
de l'essentiel, car l'essentiel, pour une vie
humaine, réside dans cette vie publique, dans
cette vie où les hommes entrent en rapport les
uns avec les autres par la médiation du langage
et non par la médiation des choses.»

Par contre,

«Pour un capitaliste, l'homme politique n'est
pas un homme libre qui, par son action, assure
son immortalité dans la mémoire des hommes ;
c'est quelqu'un qui doit remplir des fonctions
techniques, en assurant le maintien de l'ordre,
en facilitant les échanges et en participant ainsi
à la diminution des faux frais de la production.
Les hommes politiques eux-mêmes ont si bien
intégré cette conception que les organisations
politiques sont de plus en plus souvent
présentées comme des entreprises qui
assurent des productions et des services et qui,
sur le plan comptable comme sur celui de
l'évaluation des actions publiques, doivent
être soumise aux mêmes normes que
l'entreprise.»

Imaginons ce que devient le travail pour ce
capitaliste.

L'outil lui permettant de mettre en valeur
son capital ?






dimanche, juin 16, 2002
 
ENVIRONNEMENT ET SANTÉ

Ou

Le jeu de l’autruche

«Sans vouloir jouer les oiseaux de malheur,
il faut bien admettre que notre capital santé
n’est pas un placement garanti. A moyen et
à long termes, dans dix, vingt ou cinquante
ans, il devrait en principe fructifier et se bonifier,
aimons-nous à croire. Mais il pourrait tout aussi
bien subir une dévaluation ou, à tout le moins,
stagner.

Impossible, dirons ceux qui croient en une
perpétuelle amélioration des conditions de
vie dans les pays développés. On voudrait
leur donner raison. Sauf que, parfois, des
voix pessimistes vous soufflent à l’oreille
de sombres prédictions. Et qui sait si
quelques-unes d’entre elles ne se réaliseront
pas ?»

Yanick Villedieu
«Un jour la santé»

Nous souffrons d’un complexe de scepticisme
face à la dégradation de l’environnement.

Nous pensons insidieusement que :

1) Toutes nos conditions de vie et de santé
se sont améliorées.

2) Qu’on ne peut établir, de manière concluante,
par une relation de causalité déterminante,
que tel produit occasionne telle maladie.

3) Que notre activité personnelle ne nous
expose pas aux concentrations massives et
dangereuses de polluants ou d’agents
cancérigènes.

4) Et que, finalement, les recherches se
contredises.

Les Méga-porcheries

Les décisions courageuses se font toujours
attendre. Sur ce dossier il ne doit y avoir
aucune tergiversation. La seule alternative
raisonnable, bien qu’elle ne soit pas
économiquement rationnelle ou rentable,
est, tout simplement de cesser la production
industrielle du porc.

La proportion des revenus de l’exploitation
par rapport aux effets qu’occasionnera, à
long terme, la production du porc, demeure
tout simplement non viable.

Quelques centaines de Millons de dollards en
revenus n’ont aucune espèce d’importance
en regard des nombreux Milliards que
coûterons les dommages à l’environnement
et à la santé des citoyens québecois.


« L’épandage de forte quantité de lisier,
quand ce n’est pas leur décharge directe
dans un fossé ou en cours d’eau discrets,
augmente considérablement la quantité
des produits organiques dans les rivières
et les lacs, ce qui oblige à des traitements
plus intensifs de l’eau brute avant livraison
aux consommateurs. Et qu’il est maintenant
bien établi que la traitement plus intensifs
de ce type d’eau par le chlore entraine la
formation d’autres substances tout aussi
charmante, les trihalométhanes, substances
auxquelles ont été associés le cancer de la
vessie et le cancer du rectum.»

Alors, si les méga-porcheries ne rapportant qu’à une petite partie de la population qui s’enrichie en polluant d’une manière quasi-irrémédiable, la réponse est NON.





 
Auteur à relire

«Peu à peu, souverainement, s'accentue un
drame humain d'une profondeur morale et
spirituelle dont nous prenons trop peu la
mesure, à savoir une logique de mort qui
l'emporte sur une logique de vie. Le haut
taux de suicide n'en est que la pointe de
l'iceberg.

À ce chapitre, il faut avoir peu de
conscience historique et politique, peu de
conscience tout court, pour ne pas
soupçonner la gravité du fait que tant de
jeunes adultes n'aient pas les conditions
minimales pour avoir des enfants, cet ancrage
sérieux pour bien se planter dans la vie et
développer une capacité d'engagement à
long terme.»

Jacques Grand'Maison
«Le pont entre les générations»




vendredi, juin 14, 2002
 
LE TRAVAIL AVANT TOUT

Et surtout adorons nos nouveaux
Petit dieux post-modernes que sont
Nos patrons…

Pour M. Benjamin Hunnicutt, historien du travail et des loisirs à l'université de l'Iowa, « le travail est devenu une nouvelle idéologie, une nouvelle religion ».

Le surmenage laisse peu de temps à la famille, aux loisirs, à la communauté ou à l'engagement civique. Mais le vide est désormais comblé par l'entreprise elle-même. Comme l'a noté la sociologue Arlie Hothschild, le lieu de travail, plus convivial et plus chaleureux que le domicile - il ne s'agit pas ici des usines -, fait fonction, pour un nombre croissant de salariés, de véritable «foyer». La nouvelle approche des ressources humaines popularisée par les géants de la nouvelle économie (Microsoft, Oracle, Cisco, Apple, Amazon, etc.), ceux-làmêmes qui incarnent, dans l'esprit des élites mondialisées, le progrès technologique et social, consiste à pourvoir aux besoins matériels, psychologiques et affectifs de leurs salariés.

En somme, l'objectif n'est pas de permettre aux salariés - surtout quand ce sont des cadres moyens et supérieurs - de travailler moins, mais de se surmener dans de meilleures conditions, car le bien-être accroît la productivité.

Pour être une entreprise où il fait bon travailler, trois critères doivent être remplis: le sens de la mission, un leadership qui inspire et les ressources du « campus ».

Or, comme le constate M. Dave Arnott, professeur de management à la Dallas Baptist University, ces critères correspondent aux trois caractéristiques essentielles des cultes: dévotion, chef charismatique et séparation de la communauté. Au sein des entreprises préférées des salariés qualifiés, l'engagement obsessif dans le travail est justifié tant par l'idée d'une grande et belle aventure (construire l'avenir, changer le monde) que par un climat de guerre sainte (contre les concurrents, contre le gouvernement, contre les archaïsmes) qu'a favorisé la compétition acharnée des années 1990.

Cette dévotion est amplifiée par le culte du chef. Le charisme (du grec : don de grâce) supposé de patrons tels que Steve Jobs (Apple), Bill Gates (Microsoft), Larry Ellison (Oracle), Jack Welch (General Electric), ou Herb Kelleher (Southwest Airlines), leur vaut une vénération aveugle de la part de leurs salariés - ainsi que d'un public friand de leurs faits, gestes et exploits.

Quant à la séparation de la communauté, elle intervient lorsque les entreprises bichonnent leurs salariés et leur offrent confort physique et moral. Les salariés n'ont alors plus de prétexte pour quitter le campus(sauf peut-être pour dormir) ou pour frayer avec le mondeextérieur.

Extrait de: Surexploitation joyeuse aux Etats-Unis
Le Monde Diplomatique




jeudi, juin 13, 2002
 
VOUS SOUVENEZ-VOUS ?

De Bismarck, qui, en raison de la montée
en popularité du partie socialiste,
mis sur pied le premier régime de pension.

Ainsi disparu l’utilité de voter pour un partie
inexpérimenté, mais tout de meme devenu
légitime.

Il conserva évidemment le pouvoir.

Vous souvenez-vous ?

Qu’au Danemark et qu’en Suède, suite à
l’exode de citoyens vers les Etats-Unis, on
instaura des programmes sociaux progressistes.

L’hémorragie cessa.

Plusieurs années après, le partie québecois,
en difficulté, devra-t-il adopter les fameuses
allocations de citoyenneté ou le revenu
minimal garanti.

Il semble bien, qu’en politique, qu’on ne
soit pas toujours porté à innover, en adoptant
des programmes sociaux, pour les
bonnes raisons.



mercredi, juin 12, 2002
 
Sur les Industries pharmaceutiques

Il faut interdire dans le domaine pharmaceutique les fusions et
les acquisitions parmi les grandes multinationales étrangères
afin de mettre fin à ce puissant oligopole qui impose sa loi
partout dans le monde. Il faudrait même penser à obliger
certaines des plus grandes firmes pharmaceutiques à se
scinder afin de ramener un niveau de concurrence acceptable,
cohérent avec les fondements mêmes de l'économie de marché.
Dans sa structure actuelle, le concept de «marché» est
inexistant dans l'industrie pharmaceutique et a plutôt été
remplacé par une structure oligopolistique.

Il faudrait ramener la durée de la protection intellectuelle des
brevets des compagnies pharmaceutiques de vingt à dix ans.
Une période de dix ans est, selon nous, nettement suffisante
afin de recouvrir l'investissement engagé en frais de recherche
et de développement.

D'ailleurs, depuis que les gouvernements ont allongé la durée
de protection des brevets pharmaceutiques à vingt ans,
les bénéfices, les rendements et les prix des médicaments
ont littéralement explosé dans cette industrie.

Les gouvernements devraient faire un sérieux ménage dans
tous les privilèges et abris fiscaux et dans les subventions
directes et indirectes accordées aux compagnies
pharmaceutiques.

Il est tout simplement indécent d'aider, à l'aide de fonds
publics, des entreprises aussi rentables qui appauvrissent
les gens et qui les privent de médicaments essentiels à
des prix abordables.

Nos gouvernements doivent éliminer l'utilisation des paradis
fiscaux effectuée par les multinationales pharmaceutiques qui,
par le jeu de filiales et de compagnies apparentées installées
dans ces endroits, s'adonnent à de l'évasion fiscale par le biais
de prix de transfert et autres moyens. Ces fraudes fiscales
privent les gouvernements de recettes fiscales importantes
comme l'ont éloquemment démontré plusieurs études.

Et il faudrait instaurer un impôt minimum fédéral provincial
de 20% à toutes les entreprises canadiennes, ce qui est,
tous en conviendront, vraiment un minimum.

(Tiré de ANALYSE SOCIO-ÉCONOMIQUE DE
L'INDUSTRIE PHARMACEUTIQUE BREVETÉE)

http://www.unites.uqam.ca/cese/



 
OPERATION NORTHWOODS

Quand l'état-major américain planifiait
des attentats terroristes contre sa population

L'ennemi de la démocratie américaine est-il intérieur ?

En 1962, pour légitimer une guerre contre Cuba,
l' état-major interarmes des Etats-Unis avait envisagé
des attentats terroristes contre sa propre population

Le plan de l'opération Northwoods : une série d'attentats
tuant des civils et des militaires américains pour mobiliser
l'opinion publique contre Fidel Castro.

L'état-major avait notamment planifié un attentat contre
un bâtiment de guerre et un détournement d'avion.
Le projet des généraux fut empêché par le président
Kennedy un an avant son assassinat.

Parmi les conjurés se trouvaient d'actuels responsables
de l'armée des États-Unis.

http://www.asile.org/citoyens/numero13/northwoods/index.htm



 
AMÉRICA

Les Etats-Unis seraient sacrés et intouchables parce qu’ils
nous auraient « délivrés du fascisme et du racisme hitlériens » !

Rappelons que le peuple des Etats-Unis ne voulait absolument pas faire la guerre à Hitler, et qu’il a fallu la manœuvre de Pearl Harbour concoctée par Churchill et Roosevelt, avec l’aide incontestable de la stupidité japonaise, pour enter en guerre.




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